Frise chronologique
vers 1530
Construction initiale
Construction initiale
vers 1530 (≈ 1530)
Maison construite, façade Renaissance conservée.
1771
Siège de la maréchaussée
Siège de la maréchaussée
1771 (≈ 1771)
Bâtiment utilisé par les forces de l’ordre.
début XIXe siècle
Rénovation intérieure
Rénovation intérieure
début XIXe siècle (≈ 1904)
Intérieur entièrement remanié, style modifié.
15 mai 1925
Inscription MH
Inscription MH
15 mai 1925 (≈ 1925)
Classé monument historique par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite Maison Saint-Simon : inscription par arrêté du 15 mai 1925
Personnages clés
| Famille Saint-Simon (branche cadette) - Propriétaire historique |
Lié au mémorialiste, sans preuve directe. |
Origine et histoire
L’hôtel Saint-Simon est un bâtiment emblématique de la Renaissance française, érigé vers 1530 dans le centre d’Angoulême, en Charente. Sa façade en pierre de taille, caractéristique du style Renaissance, est ornée de pilastres aux chapiteaux décorés de losanges et de rondaches, ainsi que de médaillons représentant des bustes. Bien que l’intérieur ait été entièrement remanié au début du XIXe siècle, cette façade conserve des éléments architecturaux originaux, comme une tourelle couverte d’ardoises et un avant-corps percés de baies et de lucarnes flanquées de candélabres. Le monument témoigne de l’influence des modèles antiques dans l’architecture civile de l’époque.
À l’origine, l’hôtel appartenait à une branche cadette de la famille du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, bien que ce dernier ne soit pas directement lié à sa construction. Au XVIIIe siècle, le bâtiment abritait la maréchaussée (1771), puis fut transformé en école de danse et d’escrime, reflétant son adaptation aux besoins successifs de la ville. Inscrit aux monuments historiques en 1925, il est aujourd’hui propriété de la commune d’Angoulême. Sa localisation rue de la Cloche-Verte, dans un quartier historique, en fait un témoin privilégié de l’urbanisme et de la vie sociale angoumoisine depuis cinq siècles.
Le décor sculptural de la façade, marqué par des motifs géométriques et des bustes en médaillons, illustre l’adoption des canons esthétiques de la Renaissance italienne en France. Les deux lucarnes du comble, encadrées de candélabres, ainsi que les croisées à meneaux du premier étage, soulignent le statut aristocratique initial de l’édifice. Malgré les transformations intérieures, la façade reste un exemple rare d’architecture civile Renaissance conservée en Charente, offrant un contraste avec les reconstructions ultérieures. Son inscription au titre des monuments historiques en 1925 a permis de préserver ce patrimoine, tout en intégrant l’hôtel dans le paysage culturel de la Nouvelle-Aquitaine.