Construction de l'hôtel 1513 (≈ 1513)
Date gravée sur le cul-de-lampe.
1614
Rôle de Jean Savaron
Rôle de Jean Savaron 1614 (≈ 1614)
Participation aux États généraux.
6 décembre 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 6 décembre 1927 (≈ 1927)
Arrêté de protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel Savaron : classement par arrêté du 6 décembre 1927
Personnages clés
Hugues Savaron - Conseiller du roi et marchand drapier
Commanditaire de l'hôtel en 1513.
Françoise Terrisse - Épouse d'Hugues Savaron
Co-commanditaire, initiales HTSF gravées.
Jean Savaron - Magistrat et historien
Petit-fils d'Hugues, rôle en 1614.
Origine et histoire de l'Hôtel Savaron
L'hôtel Savaron est un hôtel particulier du XVIe siècle, construit en 1513 par Hugues Savaron, conseiller du roi François Ier et marchand drapier, et son épouse Françoise Terrisse. Situé rue des Chaussetiers à Clermont-Ferrand, il incarne le style gothique flamboyant méridional, avec une façade austère sur rue contrastant avec une cour intérieure richement décorée. La date de construction, gravée sur un cul-de-lampe de la galerie extérieure, et les initiales des commanditaires (HTSF) ornent les clés de voûte, rappelant leurs origines marchandes.
L'édifice se compose de deux corps de logis reliés par des galeries superposées, desservis par un escalier à vis inscrit dans une tourelle. Cette dernière, ornée d'un linteau ogival représentant trois hommes sauvages et d'un écu armorié martelé à la Révolution, illustre l'influence des découvertes américaines sur les motifs décoratifs. Les locaux voûtés du rez-de-chaussée, initialement dédiés au commerce, soulignent le lien entre l'architecture et l'activité drapière des Savaron.
Classé monument historique en 1927, l'hôtel Savaron témoigne aussi de l'importance de la famille Savaron dans l'histoire clermontoise, notamment à travers Jean Savaron, petit-fils d'Hugues, magistrat et historien ayant joué un rôle lors des États généraux de 1614. La porte armoriée de la cour, les ponts superposés reliant les bâtiments, et les clés sculptées aux armes familiales renforcent son caractère patrimonial.
La décoration intérieure mêle tradition médiévale et innovations de la Renaissance : voûtes à clés pendantes, chambranles prismatiques, et gâbles en accolade ornés de crochets. Ces éléments, combinés à la structure gothique, font de l'hôtel un exemple remarquable de l'architecture civile de la première modernité en Auvergne, entre héritage féodal et ouverture vers les influences nouvelles.