Frise chronologique
1860
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1860 (≈ 1860)
Pour le marquis Auguste de Talhouët-Roy.
1881
Acquisition par Henri Schneider
Acquisition par Henri Schneider
1881 (≈ 1881)
Passage à la famille des maîtres de forges.
6 mars 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
6 mars 1980 (≈ 1980)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue, sur cour et sur jardin, y compris celles des bâtiments de la porterie et des communs (cad. 08 : 02 BE 8) : inscription par arrêté du 6 mars 1980
Personnages clés
| Auguste de Talhouët-Roy - Marquis et premier propriétaire |
Commanditaire de la construction en 1860. |
| Henri Schneider - Industriel et propriétaire en 1881 |
Membre de la dynastie des maîtres de forges. |
Origine et histoire
L’hôtel Schneider est un hôtel particulier emblématique de la 2e moitié du XIXe siècle, situé au 137 rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement de Paris. Construit en 1860 pour le marquis Auguste de Talhouët-Roy, ce bâtiment de 4 200 m2 reflète le faste architectural de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie industrielle de l’époque. Ses façades et toitures, y compris celles des communs, sont protégées depuis 1980.
En 1881, l’hôtel passe entre les mains d’Henri Schneider (1840-1898), membre influent de la dynastie des maîtres de forges. Ce changement de propriétaire marque le lien entre ce patrimoine parisien et l’industrie lourde française, symbolisant l’ascension sociale des familles entrepreneuriales du Second Empire. L’hôtel reste aujourd’hui une propriété privée, témoin de cette histoire croisée entre noblesse et capitalisme industriel.
Le monument est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis le 6 mars 1980, une reconnaissance de sa valeur architecturale et patrimoniale. Les éléments protégés incluent les façades sur rue, cour et jardin, ainsi que les toitures des bâtiments annexes. Bien que fermé au public, il incarne un pan de l’histoire parisienne, entre héritage aristocratique et pouvoir économique.