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Hôtellerie du Louvre à Château-Gontier à Château-Gontier en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôtellerie Maison classée MH

Hôtellerie du Louvre à Château-Gontier

    Résidence du Louvre
    53200 Château-Gontier-sur-Mayenne
Propriété privée ; propriété de la commune
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction de l’hôtellerie
mars 1793
Soulèvement vendéen
1804
Exécution de Cadoudal
23 décembre 1987
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne hôtellerie ; façades sur cour de la parcelle AC 154 (cad. AC 154, 540) : inscription par arrêté du 23 décembre 1987

Personnages clés

Pierre-Mathurin Mercier - Fils de l’hôtelier Acteur du soulèvement vendéen en 1793
Georges Cadoudal - Chef royaliste breton Fiancé à Lucrèce Mercier, exécuté en 1804
Lucrèce Mercier - Sœur de Pierre-Mathurin Fiancée à Cadoudal, entrée aux Ursulines

Origine et histoire

L’hôtellerie du Louvre est un ancien relais de poste de style Henri IV, situé à Château-Gontier-sur-Mayenne, dans le département de la Mayenne (région Pays de la Loire). Construite au XVIIe siècle, elle illustre l’architecture typique des édifices dédiés à l’accueil des voyageurs et à la transmission des courriers royaux sous l’Ancien Régime. Son rôle logistique en faisait un lieu stratégique sur les routes de l’Ouest de la France.

Pendant la Révolution française, l’hôtellerie devint un foyer d’activisme royaliste. Pierre-Mathurin Mercier, fils de l’hôtelier, s’impliqua dans le soulèvement vendéen de mars 1793. Le lieu marqua aussi la rencontre entre le chef chouan Georges Cadoudal et Lucrèce Mercier, sœur de Pierre-Mathurin. Leur histoire, marquée par la répression révolutionnaire, se termina tragiquement avec l’exécution de Cadoudal en 1804 et l’entrée de Lucrèce aux Ursulines.

Classée partiellement aux monuments historiques par arrêté du 23 décembre 1987, l’hôtellerie conserve des façades sur cour protégées (parcelle AC 154). Aujourd’hui, le bâtiment mêle propriété privée et communale, sans que son usage actuel (visites, hébergement) ne soit clairement précisé dans les sources disponibles. Son architecture et son passé en font un symbole du patrimoine vendéen et mayennais.

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