Construction des hôtels 4e quart du XIXe siècle (≈ 1987)
Période d'édification de l'ensemble architectural.
12 août 1998
Inscription monument historique
Inscription monument historique 12 août 1998 (≈ 1998)
Protection des façades et toitures (n°66).
18 décembre 1998
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire 18 décembre 1998 (≈ 1998)
Protection de l'hôtel n°58.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue (cad. KO 94) : inscription par arrêté du 18 décembre 1998
Personnages clés
Achille Edouard Dupire-Rozan - Architecte
Concepteur de plusieurs hôtels particuliers.
Auguste Dupire-Deschamps - Architecte
Collaborateur sur les projets du boulevard.
Origine et histoire des Autres Hôtel particuliers
Les hôtels particuliers du boulevard du Général-de-Gaulle à Roubaix constituent un ensemble architectural homogène et symétrique, édifié durant le dernier quart du XIXe siècle. Ces 17 façades, réparties entre les numéros 52 et 88 (à l’exception des 80 et 82, jugés trop altérés), bordaient l’ancien boulevard de Paris, une artère majeure reliant les quartiers périurbains au centre-ville. Ce boulevard, tracé sur l’emplacement du canal de Roubaix, était alors l’une des adresses les plus prestigieuses de la ville, réservée aux familles bourgeoises et industrielles. Les hôtels, souvent conçus par les architectes Achille Edouard Dupire-Rozan et Auguste Dupire-Deschamps, affichent une richesse décorative marquée, mêlant motifs Renaissance et classicisme revisité, avec frontons, lucarnes, cartouches et écoinçons sculptés.
L’unité stylistique de ces façades reflète une volonté d’ostentation, caractéristique du style éclectique en vogue dans le Nord de la France à cette époque. Ces résidences, inscrites aux monuments historiques depuis 1998 pour certaines (comme le n°58), témoignent de la prospérité économique de Roubaix, alors capitale textile, et de l’ascension sociale de ses élites industrielles. Leur disposition en rangée uniforme, malgré des variations de détails, souligne une planification urbaine ambitieuse, où l’architecture servait à la fois de marqueur social et de vitrine du succès économique.
La protection patrimoniale concerne principalement les façades et toitures sur rue, comme celle du 66 boulevard du Général-de-Gaulle, classée par arrêté du 12 août 1998. Ces hôtels particuliers, par leur concentration et leur cohérence, offrent un exemple rare de l’urbanisme bourgeois de la fin du XIXe siècle, où le luxe architectural répondait à une logique de représentation et de distinction. Leur préservation permet aujourd’hui de comprendre l’évolution de Roubaix, passée d’une ville industrielle dynamique à un territoire marqué par son héritage patrimonial.