Construction initiale 1468-1470 (≈ 1469)
Datation par dendrochronologie (2018).
1800 (vers)
Transformation en auberge
Transformation en auberge 1800 (vers) (≈ 1800)
Usage documenté comme établissement d’accueil.
1852
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1852 (≈ 1852)
Perte du 2e étage, reconstruction modifiée.
20 avril 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 avril 1921 (≈ 1921)
Arrêté ministériel de protection.
2019-2021
Campagne de restauration
Campagne de restauration 2019-2021 (≈ 2020)
Soutenue par la Mission Patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite Maison Sévigné : classement par arrêté du 20 avril 1921
Personnages clés
Gil Fraisse - Architecte du Patrimoine
Dirige les recherches et restaurations.
Stéphane Bern - Animateur de la Mission Patrimoine
Soutien financier via le Loto.
Marquise de Sévigné - Figure littéraire (hypothèse)
Séjour non confirmé, origine du nom.
Origine et histoire
La maison Sévigné, située à Bourbon-Lancy en Saône-et-Loire, a été construite entre 1468 et 1470 selon une expertise dendrochronologique de 2018, bien que certaines sources évoquent le XVIe siècle. Classée Monument Historique le 20 avril 1921, elle se distingue par sa façade richement décorée, ses cheminées d’origine (avant un incendie en 1852) et ses hauts plafonds. Ces éléments, ainsi qu’une échoppe d’angle, suggèrent qu’elle était une maison d’hôtes prestigieuse, peut-être destinée à des voyageurs de haut rang sur la route de Compostelle, Bourbon-Lancy étant une étape réputée pour ses thermes.
L’incendie de 1852 détruisit son deuxième étage, reconstruit ensuite avec un seul niveau, modifiant sa charpente. Au début du XIXe siècle, elle servait d’auberge, puis d’« hôtel du Poux-Volant » au XXe siècle, accueillant journaliers et indigents. Son nom actuel, maison Sévigné, reste une énigme : aucune archive ne confirme le séjour de la marquise, mais des hypothèses évoquent une légende locale ou une stratégie marketing du Touring-Club, qui milita pour son classement. La présence de sculptures mystérieuses (anges, agneau, feuilles stylisées) et d’un pèlerin érodé sur la façade renforce son aura historique.
Entre 2019 et 2021, une campagne de restauration — soutenue par la Mission Patrimoine de Stéphane Bern, la Fondation des Monuments Historiques, et des donateurs — a permis de consolider l’édifice. Aujourd’hui, elle abrite une chambre d’hôtes (« Il était une fois ») et continue de fasciner par ses liens supposés avec les pèlerins de Compostelle et son architecture atypique. Les recherches se poursuivent pour élucider ses symboles (toison d’or ?) et son passé exact.
Les archives (Monuments Historiques, Mâcon) et les expertises (Dendrotech, architecte Gil Fraisse) soulignent son rôle potentiel dans l’accueil des élites voyageuses, bien que son histoire reste partiellement spéculative. La ville de Bourbon-Lancy, marquée par les armoiries de saint Jacques et ses thermes fréquentés par des personnalités, offre un contexte propice à ces hypothèses.
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