Construction de la maison milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Remplace un pavillon du XVIIe siècle.
11 septembre 2006
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 septembre 2006 (≈ 2006)
Protection des bâtiments et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le corps de logis, y compris la chapelle ; les bâtiments de dépendances situés dans la cour des Ecuries ou des Etables ; les bâtiments abritant le four et le pigeonnier ; les bâtiments de la cour de la Réserve ou de la ferme ; les sols des cours (cour d'honneur, cour des Ecuries, cour de la Cuisine, cour de la Ferme) ; les murs de clôture, les portails et la grille d'honneur ; le jardin, le parc et les trois avenues en patte d'oie (cad. E 36, 39, 42, 47, 48, 50, lieudit les Girards ; H 3, 5, lieudit le Bois de Girard) : inscription par arrêté du 11 septembre 2006
Personnages clés
François Joseph de l'Estang - Commanditaire et propriétaire
Écuyer, fait construire la demeure.
Origine et histoire
La maison de maître des Girards, située à Saint-Aubin (Indre), fut édifiée au milieu du XVIIIe siècle pour François Joseph de l'Estang, écuyer, en remplacement d’un pavillon du XVIIe siècle. Ce bâtiment, organisé entre cour et jardin, incarne l’architecture résidentielle berrichonne de l’époque, avec un corps central flanqué de deux ailes basses. L’aile est abritait cuisines et chapelle, tandis que l’aile ouest logeait sellerie, cocher et une chambre. Les dépendances agricoles, organisées autour d’une cour, complétaient l’ensemble, incluant un four et un colombier isolés.
L’intérieur conserve des éléments décoratifs d’origine, comme les lambris de la chapelle, ceux du salon du rez-de-chaussée et d’une chambre de l’aile ouest. Le jardin, structuré à l’arrière, a préservé sa composition d’époque, avec trois avenues en patte d’oie bordées d’arbres menant aux champs. Ce type de demeure, fréquent en Berry au XVIIIe siècle, illustre l’organisation spatiale et sociale des propriétés rurales aristocratiques, alliant habitat seigneurial, activités agricoles et symboles de prestige (chapelle, colombier).
Classée Monument Historique par arrêté du 11 septembre 2006, la propriété protège aujourd’hui le corps de logis, les dépendances, les cours, les murs de clôture, les portails, ainsi que le parc et ses avenues. Bien que privée, elle témoigne de l’héritage architectural et paysager du Centre-Val de Loire, marqué par l’influence des élites locales et leur mode de vie entre campagne et représentation sociale.