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Église d'Hubert Charpentier, crypte et pierre tombale du mont Valérien dans les Hauts-de-Seine

Église d'Hubert Charpentier, crypte et pierre tombale du mont Valérien

    123 Boulevard Washington
    92150 Suresnes

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
1800
1900
2000
1610 (ou règne d'Henri III)
Date traditionnelle de la crypte
1828
Construction chapelle Forbin-Janson
Années 1840
Construction de la forteresse
1846-1848
Restauration mentionnée de la crypte
1939
Chapelle rendue au culte
20 juin 1954
Consécration de la crypte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Hubert Charpentier - Religieux et fondateur du pèlerinage Lié à la tradition du mont Valérien
Charles de Forbin-Janson - Abbé et commanditaire Fonda la chapelle néo-gothique en 1828
Guillemette Faussart - Religieuse et figure du pèlerinage Pierre tombale conservée au musée de Suresnes
Franz Stock - Aumônier allemand Assista des résistants sous l’Occupation
Cardinal Maurice Feltin - Consécrateur de la crypte En 1954, officialisa son usage religieux

Origine et histoire

Le site du mont Valérien à Suresnes abrite deux chapelles distinctes : la crypte, souvent appelée « chapelle inachevée », et la chapelle de Forbin-Janson, de style néo-gothique. Ces édifices sont intégrés dans l’enceinte d’une forteresse militaire construite au XIXe siècle. Leur histoire est marquée par des transformations successives, des usages religieux aux fonctions militaires, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale.

La crypte, traditionnellement datée des années 1610 ou du règne d’Henri III, pourrait en réalité dater de la construction de la forteresse (années 1840). Elle est constituée de murs en pierre de taille et d’une voûte annulaire, avec un pignon extérieur portant une cloche nommée Jeanne d’Arc. Initialement prévue comme chapelle, elle fut abandonnée en cours de construction pour se concentrer sur la restauration de la chapelle de Forbin-Janson. En 1954, elle fut consacrée comme chapelle Saint-Gabriel et abrite aujourd’hui des plaques commémoratives, dont une dédiée à l’aumônier allemand Franz Stock.

La chapelle de Forbin-Janson, édifiée en 1828 à la demande de l’abbé Charles de Forbin-Janson, était à l’origine un lieu de pèlerinage abritant les tombes d’Hubert Charpentier et Guillemette Faussart. Lors de la construction de la forteresse dans les années 1840, son entrée fut inversée. Désaffectée au début du XXe siècle, elle servit de stock d’armes avant d’être rendue au culte en 1939. Pendant l’Occupation, elle accueillit des résistants condamnés à mort, dont les graffitis sont encore visibles. Après la guerre, elle fut rénovée et ses murs repeints en blanc.

Les deux chapelles, bien que fermées au public en temps normal, sont accessibles lors des Journées européennes du patrimoine. La crypte reste utilisée pour le culte par les soldats stationnés dans la forteresse. Leur histoire reflète les bouleversements du mont Valérien, passé d’un lieu de dévotion à un site militaire et mémoriel.

Le mont Valérien, haut lieu de la Résistance, est aujourd’hui un symbole de mémoire. Les chapelles, avec leurs transformations et leurs usages variés, illustrent l’évolution des fonctions religieuses et militaires de ce site emblématique d’Île-de-France.

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