Désaffectation de l'huilerie 1831-1832 (≈ 1832)
L'huilerie est désaffectée et reconvertie en battoir à grains.
8 juin 1834
Reconstruction du déversoir
Reconstruction du déversoir 8 juin 1834 (≈ 1834)
Ordonnance royale pour la reconstruction du déversoir et du barrage.
1860
Transformation en ferme
Transformation en ferme 1860 (≈ 1860)
L'établissement est transformé en ferme et son bief de dérivation est comblé.
1986
Réhabilitation du moulin
Réhabilitation du moulin 1986 (≈ 1986)
Début de la réhabilitation du moulin avec dégagement du bief et installation d'une nouvelle roue à aubes.
1997
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1997 (≈ 1997)
Les façades, les toitures et le canal d'amenée sont inscrits au titre des monuments historiques.
Fin 2017
Fin de l'activité meunière
Fin de l'activité meunière Fin 2017 (≈ 2017)
L'activité meunière du moulin cesse définitivement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; canal d'amenée (cad. C 126) : inscription par arrêté du 9 juillet 1997
Personnages clés
Comte de Clermont-Mont-Saint-Jean
Propriétaire du moulin au XIXe siècle, ayant demandé sa reconversion en battoir à grains.
Origine et histoire de la Huilerie
L'ancienne huilerie de Fondremand est un ancien moulin alimenté par la Romaine. Elle pourrait avoir été, sous l'Ancien Régime, une dépendance du moulin banal de la seigneurie, mais n'apparaît pas sur la carte de Cassini. Le moulin est désaffecté en tant qu'huilerie avant 1831–1832 et son propriétaire, le comte de Clermont-Mont-Saint-Jean, demande sa reconversion en battoir à grains ; la transformation en battoir a lieu vers 1834, alors que le déversoir et le barrage avaient déjà été reconstruits lors de l'ordonnance royale du 8 juin 1834. Le bâtiment est ensuite prolongé au sud‑ouest par une grange puis agrandi avant 1860 par une aile en retour à l'est ; le battoir, desservi par une roue hydraulique "par-dessous", fonctionne peu en basses eaux et, selon un procès‑verbal de 1860, était en chômage indéfini car il ne marchait qu'une demi‑heure par jour. Après cette période, l'établissement est transformé en ferme et son bief de dérivation est comblé, et le moulin se retrouve dépourvu de son matériel d'origine, tout en restant représentatif d'une activité artisanale aujourd'hui disparue. Réhabilité à partir de 1986, le bief a été dégagé et une nouvelle roue à aubes installée pour remettre en service le mécanisme de broyage : une paire de meules en calcaire comprenant une meule verticale dite ribe, provenant du moulin de Magney (Bay, 70). L'atelier a été aménagé entre 1996 et 1999 et complété d'un pressoir et d'une chaudière ; deux pressoirs provenant du moulin de Vezet ont été ajoutés à la fin de 2009. Les façades, les toitures et le canal d'amenée ont fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques en 1997. Le moulin utilise le courant de la Romaine, dont la source se situe à une centaine de mètres en amont, et est équipé d'une roue à pales "par-dessous" qui entraîne la ribe par un système d'engrenages ; la taille de la roue est indiquée différemment selon les sources (5 à 6 mètres de diamètre). Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, le site est ouvert à la visite toute l'année et travaillait à façon les matières oléagineuses ; l'activité meunière a toutefois cessé depuis la fin de 2017.