Hypogée à vestibule néolithique de Parmain dans le Val-d'oise

Patrimoine classé Sites archéologique Hypogée

Hypogée à vestibule néolithique de Parmain

  • Chemin des Moutons
  • 95620 Parmain
Crédit photo : JeanBono - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction de l'hypogée
1850
Découverte de la tombe
26 juin 1974
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hypogée à vestibule néolithique dit le Trou à morts (cad. C 1) : classement par arrêté du 26 juin 1974

Personnages clés

M. Carnelle Découvreur de la tombe et responsable des premières fouilles.

Origine et histoire de l'Hypogée à vestibule néolithique

Le Trou à Morts est une tombe néolithique située sur la commune de Parmain, dans le Val-d'Oise. Elle a été découverte vers 1850 par M. Carnelle, a servi d'abri — y compris pendant la Première Guerre mondiale — et est classée au titre des monuments historiques depuis le 26 juin 1974. La sépulture se trouve près du sommet du versant occidental d'une colline qui sépare le Val de Nesles du ru de Jouy. Son architecture reste incertaine : certains y voient une grotte précédée d'une antichambre mégalithique, d'autres une construction associant hypogée et allée couverte. L'ensemble est orienté ouest-nord-est, l'entrée ouvrant à l'ouest face à la pente. L'arrière de la tombe a été creusé dans la partie tendre d'un banc de calcaire encadrée par des assises plus dures. La chambre, de forme oblongue, mesure 4,30 m de long ; sa largeur va de 1,55 m à l'entrée à 1,90 m au fond, et la hauteur sous plafond varie de 1 m près de l'entrée à 1,35 m côté sud et 1,20 m au fond. Les côtés nord et est sont aménagés en banquettes. À l'origine, les parois étaient revêtues de pierres sèches et le sol était moins creusé ; ces aménagements ont été retirés et le sol remanié lorsque la tombe a été utilisée comme abri. La chambre était prolongée par une antichambre délimitée par des orthostates couverts de tables de couverture ; il n'en subsiste aujourd'hui que deux dalles verticales, respectivement de 1,45 m × 0,45 m et 0,70 m × 0,30 m. Compte tenu de la pente naturelle, l'antichambre pouvait atteindre au maximum 3 m de longueur sur 1,60 m de largeur, de sorte que l'ensemble du monument aurait pu mesurer jusqu'à 6,50 m de long. Il semble qu'un menhir indicateur se dressait à environ 50 m au bas de la pente. Lors de la découverte, M. Carnelle a vidé une chambre où s'accumulaient de nombreux ossements humains en assez bon état ; des haches polies, des lames en silex et une boule en bronze auraient également été trouvées, mais l'ensemble du mobilier est désormais dispersé.

Liens externes