Frise chronologique
Entre 2487 et 2048 av. J.-C.
Datation au carbone 14
Datation au carbone 14
Entre 2487 et 2048 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période d'utilisation de l'hypogée
1868
Découverte par M. Brizemeure
Découverte par M. Brizemeure
1868 (≈ 1868)
Vidange partielle pour aménagement en abri
1870
Premier examen archéologique
Premier examen archéologique
1870 (≈ 1870)
Étude sommaire après la découverte
1885
Première description par Louis André
Première description par Louis André
1885 (≈ 1885)
Publication scientifique détaillée
24 août 1976
Classement monument historique
Classement monument historique
24 août 1976 (≈ 1976)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sépulture néolithique (cad. F 110) : classement par arrêté du 24 août 1976
Personnages clés
| M. Brizemeure - Agriculteur et découvreur |
A découvert et vidé l'hypogée en 1868 |
| Louis André - Archéologue |
A décrit l'hypogée en 1885 |
| Gérard Bailloud - Archéologue |
Associe le site à la culture Seine-Oise-Marne |
Origine et histoire
L’hypogée de la Fontaine Saint-Léger, situé à Buno-Bonnevaux (Essonne), est une sépulture collective datée du Néolithique récent (entre 2487 et 2048 av. J.-C.). Creusée sous un banc de grès, sa chambre funéraire quasi rectangulaire (3,40 x 3,70 m) était accessible par un couloir étroit. Ses parois, dallées de calcaire local, abritaient environ 40 dépouilles accompagnées d’objets (haches, pointes de flèche, poteries), aujourd’hui disparus. La tombe est associée à la culture Seine-Oise-Marne.
La découverte de l’hypogée en 1868 par l’agriculteur M. Brizemeure, qui la vida partiellement pour en faire un abri, a entraîné la perte de la plupart des vestiges archéologiques. La première description scientifique fut publiée par Louis André en 1885, après un examen sommaire en 1870. L’édifice, dont l’entrée était originellement dissimulée par de grandes dalles aujourd’hui brisées, fut classé monument historique en 1976. Certains aménagements visibles (comme un conduit de cheminée) résultent de sa réutilisation ultérieure.
Le site s’inscrit dans un ensemble mégalithique dense : menhirs, autres hypogées, grottes à pétroglyphes et polissoirs sont dispersés dans un rayon de 2,5 km. Ces monuments illustrent l’occupation néolithique de la région, marquée par des pratiques funéraires collectives et un travail sophistiqué de la pierre. La datation au carbone 14 et le mobilier funéraire perdu (vases, outils en silex) suggèrent une communauté organisée, probablement sédentaire, liée aux réseaux d’échange de la culture Seine-Oise-Marne.