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Hypogée de la Fontaine Saint-Léger de Buno-Bonnevaux dans l'Essonne

Patrimoine classé Sites archéologique Hypogée

Hypogée de la Fontaine Saint-Léger de Buno-Bonnevaux

    La Fontaine Saint-Léger
    91720 Buno-Bonnevaux
Propriété privée
Hypogée de la Fontaine Saint-Léger de Buno-Bonnevaux
Hypogée de la Fontaine Saint-Léger de Buno-Bonnevaux
Crédit photo : Terrum3 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Entre 2487 et 2048 av. J.-C.
Datation au carbone 14
1868
Découverte par M. Brizemeure
1870
Premier examen archéologique
1885
Première description par Louis André
24 août 1976
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Sépulture néolithique (cad. F 110) : classement par arrêté du 24 août 1976

Personnages clés

M. Brizemeure - Agriculteur et découvreur A découvert et vidé l'hypogée en 1868
Louis André - Archéologue A décrit l'hypogée en 1885
Gérard Bailloud - Archéologue Associe le site à la culture Seine-Oise-Marne

Origine et histoire

L’hypogée de la Fontaine Saint-Léger, situé à Buno-Bonnevaux (Essonne), est une sépulture collective datée du Néolithique récent (entre 2487 et 2048 av. J.-C.). Creusée sous un banc de grès, sa chambre funéraire quasi rectangulaire (3,40 x 3,70 m) était accessible par un couloir étroit. Ses parois, dallées de calcaire local, abritaient environ 40 dépouilles accompagnées d’objets (haches, pointes de flèche, poteries), aujourd’hui disparus. La tombe est associée à la culture Seine-Oise-Marne.

La découverte de l’hypogée en 1868 par l’agriculteur M. Brizemeure, qui la vida partiellement pour en faire un abri, a entraîné la perte de la plupart des vestiges archéologiques. La première description scientifique fut publiée par Louis André en 1885, après un examen sommaire en 1870. L’édifice, dont l’entrée était originellement dissimulée par de grandes dalles aujourd’hui brisées, fut classé monument historique en 1976. Certains aménagements visibles (comme un conduit de cheminée) résultent de sa réutilisation ultérieure.

Le site s’inscrit dans un ensemble mégalithique dense : menhirs, autres hypogées, grottes à pétroglyphes et polissoirs sont dispersés dans un rayon de 2,5 km. Ces monuments illustrent l’occupation néolithique de la région, marquée par des pratiques funéraires collectives et un travail sophistiqué de la pierre. La datation au carbone 14 et le mobilier funéraire perdu (vases, outils en silex) suggèrent une communauté organisée, probablement sédentaire, liée aux réseaux d’échange de la culture Seine-Oise-Marne.

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