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Hypogée des Dunes à Poitiers dans la Vienne

Hypogée des Dunes

  • 44 Rue du Père-de-la-Croix
  • 86000 Poitiers
Hypogée des Dunes
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Hypogée des Dunes
Hypogée des Dunes
Hypogée des Dunes
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Hypogée des Dunes
Hypogée des Dunes
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Hypogée des Dunes
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Hypogée des Dunes
Hypogée des Dunes
Hypogée des Dunes
Crédit photo : Sapiens92 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
99 Rue du Père de la Croix 86000 Poitiers

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1878
Découverte accidentelle
24 décembre 1878
Fouilles du père de La Croix
12 juillet 1886
Classement Monument historique
1908
Construction du bâtiment protecteur
18 septembre 1952
Classement du jardin archéologique
1998
Fermeture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'hypogée : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; Le jardin (cad. C 1773) : classement par arrêté du 18 septembre 1952

Personnages clés

Abbé Mellebaude - Commanditaire présumé A aménagé l’hypogée en chapelle funéraire.
Père Camille de La Croix - Archéologue fouilleur Découvrit 313 sépultures et un hypogée adjacent.
Commandant Rothmann - Responsable des travaux de 1878 Supervisa le décapement ayant révélé l’hypogée.

Origine et histoire

L’hypogée des Dunes, aussi appelé hypogée de Mellebaude, est un monument funéraire du Haut Moyen Âge, probablement construit au VIIe ou VIIIe siècle. Il fut découvert accidentellement en 1878 lors de travaux militaires sur le plateau des Dunes, à Poitiers. Le père Camille de La Croix, archéologue, tenta d’obtenir l’autorisation de fouiller le site, mais se rabattit sur un terrain adjacent, le Chiron des martyrs, où il exhuma 313 sépultures et un second hypogée enfermé dans une tour octogonale.

Classé Monument historique dès 1886, puis son jardin archéologique en 1952, l’hypogée fut protégé par un bâtiment néo-mérovingien en 1908. Aménagé par l’abbé Mellebaude comme chapelle funéraire, il conserve des traces de peintures polychromes, des bas-reliefs et des sculptures uniques en Europe. L’édifice, divisé en deux espaces, comportait un arcosolium pour la tombe de Mellebaude et des sarcophages, dont certains pour des nouveau-nés non baptisés.

Les pierres sculptées, ornées de symboles chrétiens (serpents, poissons, lierre), pourraient provenir d’autres monuments poitevins. Des cabochons de verre romains et des inscriptions bibliques y sont incrustés. Fermé au public depuis 1998 pour restauration, l’hypogée s’ouvre exceptionnellement lors des Journées du Patrimoine. Sa réouverture définitive dépend des travaux en cours.

L’hypogée illustre les pratiques funéraires mérovingiennes et le syncrétisme entre traditions romaines et christianisme naissant. Son autel, seul vestige liturgique, et ses décors en font un témoignage rare de l’art religieux du VIIe siècle en Occident. La nécropole environnante, avec ses 35 sépultures autour de l’édifice, souligne son rôle de lieu de mémoire collective.

Propriété de la commune de Poitiers, le site est aussi labellisé Musée de France. Son accès restreint vise à préserver ses fresques et sculptures, menacées par l’érosion. Les visites, sur rendez-vous pour les spécialistes, permettent d’étudier ce patrimoine exceptionnel, en attente d’une valorisation publique pérenne.

Liens externes

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