Destruction du village 10 juin 1944 (≈ 1944)
Massacre et incendie par la division *Das Reich*.
1952-1953
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1952-1953 (≈ 1953)
Dernier édifice public du nouveau bourg.
5 octobre 2012
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 octobre 2012 (≈ 2012)
Inscription de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AS 109) : inscription par arrêté du 5 octobre 2012
Personnages clés
Paul Villemain - Architecte
Concepteur de l’église reconstruite.
François Chigot - Peintre-verrier
Auteur des vitraux de l’édifice.
Jean Burkhalter - Peintre
Réalisateur des peintures murales.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin d'Oradour-sur-Glane fait partie intégrante de l'histoire tragique et de la reconstruction du village. Le 10 juin 1944, le bourg originel fut détruit par la division nazie Das Reich, lors d’un massacre qui marqua profondément la mémoire collective. Après-guerre, la décision fut prise de reconstruire le village à l’ouest des ruines, préservées en mémoire des victimes. L’église actuelle, dernier édifice public érigé entre 1952 et 1953, incarne cette renaissance. Son architecture mêle modernité et tradition, avec des structures en béton et des murs en moellons de granit recouverts d’enduit blanc.
Le monument se distingue par son plan innovant, combinant une apparence extérieure en croix latine (grâce à un porche monumental) et une organisation intérieure en croix grecque, renforcée par le clocher et les chapelles latérales. Les façades sobres sont animées par cinq verrières étroites et des peintures murales, dont une représentation centrale de saint Martin entourée d’anges, œuvre de l’artiste Jean Burkhalter. Les vitraux, signés P. Parot et F. Chigot, ainsi que l’ensemble du décor, témoignent d’une volonté de concilier sacralité et mémoire, dans un lieu à la fois religieux et commémoratif.
Classée Monument Historique en 2012, l’église appartient à la commune et reste un symbole fort de la reconstruction, tout en honorant les victimes du drame de 1944. Son adresse, place de l’Église, et son code INSEE (87110) l’ancrent dans la Haute-Vienne, au cœur de la Nouvelle-Aquitaine, où elle continue de jouer un rôle central dans la vie locale et le devoir de mémoire.
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