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Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Rhône

Eglise

    7 Place de l'Église
    69220 Belleville-en-Beaujolais
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Crédit photo : Emmanuel Burriel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1158
Fondation du prieuré
1164
Élévation en abbaye
1168-1179
Construction de l’abbatiale
XVe siècle
Remaniments gothiques
1862
Classement monument historique
2004
Réaménagement du chœur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1862

Personnages clés

Humbert III (1130-1187) - Sire de Beaujeu Fonda le prieuré et lança la construction.
Alix de Savoie - Épouse d’Humbert III Rappela Humbert de Terre Sainte pour défendre Beaujeu.
Pierre le Vénérable - Abbé de Cluny Incita Humbert III à défendre ses terres.
Éléonore de Beaufort-Turenne († 1420) - Dernière dame de Beaujeu Finança les remaniements gothiques du XVe siècle.
Tony Desjardins - Architecte du diocèse (XIXe) Dirigea la restauration et les peintures murales.
Goudji - Artiste contemporain Réaménagea le chœur en 2004 avec mobilier moderne.

Origine et histoire

L’abbatiale de l’Assomption de Belleville, située dans le département du Rhône à Belleville-en-Beaujolais, est un édifice religieux emblématique de l’art roman. Fondée au 3e quart du XIIe siècle, elle fut érigée entre 1168 et 1179 sous l’impulsion d’Humbert III, sire de Beaujeu, après son retour de Terre Sainte. Initialement prieuré augustinien élevé au rang d’abbaye en 1164, elle abritait la nécropole des seigneurs de Beaujeu, avec une quinzaine de tombeaux aujourd’hui disparus.

Au XVe siècle, Éléonore de Beaufort-Turenne, épouse du dernier seigneur de Beaujeu, finance des remaniements gothiques, dont la reconstruction du chœur et la surélévation de la nef, contrastant avec le style roman originel. Les clés de voûte armoriées, ornées des armes des Beaujeu et des Bourbon-Beaujeu, témoignent de cette transformation stylistique.

Les guerres de Religion et la Révolution française endommagent gravement l’abbaye : cloître et tombeaux sont détruits, ne laissant subsister que l’église abbatiale. Au XIXe siècle, une restauration majeure est menée par l’architecte Tony Desjardins, qui décore l’intérieur de peintures murales médiévalisantes et repeint les voûtes. En 2004, le chœur est réaménagé par l’artiste Goudji, alliant pierre et métal, tandis que des stalles en bois sont ajoutées par Jacques Brac de La Perrière.

Classée monument historique dès 1862, l’abbatiale se distingue par ses dimensions imposantes (63 m de long, 28 m au transept) et son homogénéité stylistique romane, malgré les ajouts gothiques. Elle conserve une frise issue des tombeaux des sires de Beaujeu et des peintures murales du XIXe siècle. Ouverte quotidiennement, elle reste un lieu de culte actif et un témoignage majeur du patrimoine clunisien, labellisé en 2023.

L’édifice illustre l’influence des ordres religieux (augustiniens, templiers) et des seigneurs locaux dans le Beaujolais médiéval. Son histoire reflète aussi les bouleversements politiques et religieux qui ont marqué la région, de sa fondation à ses restaurations modernes.

Liens externes