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Église Saint-Maurice en Savoie

Savoie

Église Saint-Maurice


    Marignier

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1800
1900
2000
1209
Donation des dîmes
1838-1846
Construction néoclassique
26 avril 1956
Destruction de l’église de 1846
1958
Consécration de l’église moderne
14 mars 1996
Restauration du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Amédée et Guillaume - Chevaliers donateurs Cèdent les dîmes en 1209.
Bernard Chabert - Évêque de Genève Témoin de la donation en 1209.
Maurice Novarina - Architecte thononais Conçoit l’église actuelle en 1956.
Madeleine Novarina - Artiste verrière Réalise les vitraux de l’église.
Jacques Rendu - Architecte restaurateur Dirige les travaux du clocher en 1996.
Jean Rubin - Sculpteur local Crée le coq du clocher.

Origine et histoire

L’église Saint-Maurice de Marignier, située en Haute-Savoie, est un lieu de culte catholique dédié à saint Maurice d’Agaune, martyr de la Légion Thébéenne. Son histoire remonte au moins à 1209, lorsque les chevaliers Amédée et Guillaume cèdent leurs droits sur les dîmes de la paroisse, alors dédiée à saint Sulpice, en présence de l’évêque de Genève, Bernard Chabert. Ce document du Régeste genevois atteste de son existence médiévale, bien que son apparence originelle reste inconnue.

En 1838, l’église primitive, devenue dangereuse, est remplacée par un édifice néoclassique sarde, construit entre 1841 et 1846. Ce bâtiment, à son tour vétuste, est détruit en 1956 pour laisser place à l’église actuelle. Celle-ci est érigée sous la direction de l’architecte Maurice Novarina, originaire de Thonon, avec des vitraux réalisés par sa sœur, Madeleine, également autrice des vitraux de l’église de Vieugy. La consécration a lieu en 1958.

Le clocher, seul vestige ancien, date partiellement du XVIIIe siècle. Restauré en 1996 par l’architecte Jacques Rendu, il conserve son bulbe caractéristique et abrite trois cloches, dont la Grand’Cloche marquant les heures. Le sculpteur local Jean Rubin y ajoute un coq en métal lors de cette restauration. Les travaux portent sur la charpente, la couverture en cuivre et l’escalier intérieur, préservant ce patrimoine emblématique.

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