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Île de Porquerolles - visite à Hyères dans le Var

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Île de Porquerolles - visite

  • Île de Porquerolles
  • 83400 Hyères
83400 Hyères, Île de Porquerolles

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
500
600
1300
1800
1400
1900
2000
Ier siècle
Mention antique par Pline l’Ancien
Ve siècle
Fondation d’un monastère
1304
Concession contre les pirates
1820
Fondation du village actuel
1826-1876
Usine de soude au Langoustier
1971
Rachat par l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pline l’Ancien - Naturaliste romain A nommé l’île *Hypaea* au Ier siècle.
Saint Honorat - Moine fondateur de Lérins Aura fondé un monastère au Ve siècle.
François Joseph Fournier - Ingénieur et propriétaire (1912-1935) Développa une exploitation agricole autonome.
Napoléon - Empereur et stratège militaire Fortifia l’île (batteries, forteresse centrale).
Léon de Roussen - Propriétaire controversé (1881-1905) Conflits avec militaires et locaux.

Origine et histoire

L’île de Porquerolles, située à 2,6 km au sud-est de la presqu’île de Giens, est la plus grande des îles d’Hyères avec 12,54 km2. Son relief culmine à 142 m au sémaphore, et ses côtes contrastent entre plages sableuses au nord et falaises abruptes au sud. Propriété de l’État depuis 1971, elle intègre le parc national de Port-Cros en 2012, protégeant 75 % de son territoire. Son nom antique, Hypaea, lui fut donné par Pline l’Ancien au Ier siècle, tandis que les Grecs l’appelaient Stoechades (« alignées »), en référence à son positionnement avec Port-Cros et le Levant.

Le village de Porquerolles, fondé vers 1820, s’organise autour d’une rade, avec la construction du phare (1837) et de l’église (1850). L’île, occupée depuis l’Antiquité par Celtes, Ligures et Phocéens, abrite les vestiges d’un village massaliote dans l’anse de la Galère. Les Romains y laissèrent des thermes, une stèle du Ier siècle et un village antique. Au Ve siècle, saint Honorat y aurait fondé un monastère lié à l’abbaye de Lérins, avant que les bénédictins et cisterciens (dont ceux du Thoronet) ne s’en disputent la propriété au Moyen Âge.

Stratégique en Méditerranée, Porquerolles subit les raids pirates dès la fin de l’Empire romain. Au XVIe siècle, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, chassés de Rhodes, envisagèrent de s’y installer avant de choisir Malte. L’île passe entre les mains de familles nobles : les Forbin (1471), les Ornano (XVIIe siècle), puis les Molé sous Louis XIV. En 1707, les Savoyards s’en emparent brièvement pendant la guerre de Succession d’Espagne. La Révolution voit son rachat par la famille Marquant après l’émigration des Lenoncourt, ses propriétaires lorrains.

Au XIXe siècle, l’industrialisation marque l’île : une usine de soude (1826-1876) au Langoustier, utilisant le procédé Leblanc, colore durablement sa plage de déchets noirs. Rachetée en 1856 par le marquis de Caulaincourt, puis en 1881 par Léon de Roussen, l’île est finalement acquise en 1912 par François Joseph Fournier, un ingénieur enrichi dans les mines d’or mexicaines. Ce dernier développe une exploitation agricole autonome jusqu’à sa mort en 1935. En 1971, l’État rachète 80 % du territoire pour le confier au parc national de Port-Cros.

Aujourd’hui, Porquerolles est un site préservé, classé pour sa biodiversité (comme le Genêt à feuilles de lin, espèce rare) et son patrimoine historique (forts, domaines, conservatoire botanique). Les activités touristiques — randonnée, VTT, plongée — coexistent avec une régulation des flux depuis 2020 pour lutter contre le sur-tourisme. Son climat méditerranéen subtropical (16,8 °C de moyenne annuelle) et ses paysages variés en font une destination prisée, malgré les défis écologiques comme la pollution par embruns marins.

L’île conserve des traces de son passé militaire, avec des fortifications napoléoniennes (1848) et des batteries côtières. Les fouilles archéologiques révèlent aussi des vestiges celtes, ligures et phocéens, tandis que des légendes locales, comme le Trou du Pirate (galerie creusée au XVIe siècle), rappellent l’époque des raids barbaresques. Depuis 1979, le Conservatoire botanique national méditerranéen y étudie la flore endémique, renforçant son rôle de sanctuaire naturel et historique.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Ouverture : Conditions de visites sur le site de l'office du tourisme ci-dessus
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