Frise chronologique
1912
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1912 (≈ 1912)
Œuvre de Frantz Jourdain pour Ernest Cognacq.
11 décembre 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 décembre 2000 (≈ 2000)
Protection des façades, toitures et parties communes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures sur rue et sur cours (y compris les deux courettes intérieures avec leur carrelage blanc) ; les parties communes (le vestibule, la cage d'escalier avec son ascenseur et sa grille, ses vitraux et l'ensemble de son décor) (cad. AT 130) : inscription par arrêté du 11 décembre 2000
Personnages clés
| Frantz Jourdain - Architecte |
Concepteur du bâtiment en Modern'style. |
| Ernest Cognacq - Commanditaire |
Fondateur de la Samaritaine et de la Semeuse. |
| Francis Jourdain - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux de l'ascenseur. |
| Alexandre Bigot - Céramiste |
Fournisseur des éléments en grès décoratifs. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 16 rue du Louvre, dans le 1er arrondissement de Paris, a été érigé en 1912 par l’architecte Frantz Jourdain pour Ernest Cognacq, fondateur de la Samaritaine. Ce bâtiment abritait à la fois des appartements et le siège de La Semeuse de Paris, un organisme de crédit destiné à faciliter l’accès aux biens de consommation pour les populations modestes. Son architecture se distingue par des formes longilignes et des bow-windows intégrés, caractéristiques du Modern'style, ainsi que par des éléments décoratifs en grès Bigot et des vitraux signés Francis Jourdain.
La façade sur cour présente une polychromie de céramique, tandis que l’intérieur conserve des éléments originaux remarquables, comme la cage d’ascenseur et ses vitraux. Les parties protégées incluent les façades, les toitures, les courettes intérieures carrelées de blanc, et les parties communes (vestibule, escalier, ascenseur). L’immeuble illustre l’innovation architecturale et sociale du début du XXe siècle, alliant esthétique moderne et fonction utilitaire.
Classé Monument Historique par arrêté du 11 décembre 2000, le bâtiment témoigne de l’engagement d’Ernest Cognacq en faveur de l’amélioration des conditions de vie des classes populaires. La collaboration entre Frantz Jourdain (architecte), son fils Francis (peintre-verrier) et Alexandre Bigot (céramiste) a permis de créer un édifice à la fois fonctionnel et artistiquement abouti, reflétant les aspirations progressistes de l’époque.