Frise chronologique
limite XVIIe-XVIIIe siècle
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
limite XVIIe-XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période estimée de construction et activité marchande.
23 mai 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Inscription de la façade et de l'enseigne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Enseigne A l'arbre à liège et façade : inscription par arrêté du 23 mai 1984
Personnages clés
| Information non disponible - Marchand de liège (anonyme) |
Propriétaire originel non identifié dans les sources. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 10 rue Tiquetonne, dans le 2e arrondissement de Paris, date de la charnière entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Il constitue l’un des rares témoignages parisiens d’une boutique dédiée au commerce du liège, activité artisanale et commerciale alors en plein essor. Son architecture se distingue par une façade ornée d’une enseigne sculptée, À l’arbre à liège, ainsi que par des balcons en fer forgé, éléments typiques du style de l’époque mais remarquablement préservés ici.
La protection de cet immeuble en tant que Monument Historique, par arrêté du 23 mai 1984, concerne spécifiquement son enseigne et sa façade. Ces éléments illustrent l’importance accordée à la conservation des traces des métiers anciens et de leur représentation architecturale dans le Paris d’Ancien Régime. La rue Tiquetonne, située dans un quartier historique proche des Halles, était alors un lieu dynamique où cohabitaient artisans, marchands et habitants, reflétant la vitalité économique de la capitale.
Les sources disponibles, comme la base Mérimée et Monumentum, soulignent la rareté de ce type de bâtiment à Paris. Bien que les archives ne précisent pas l’identité du marchand de liège ou des artisans ayant travaillé sur les sculptures et les ferronneries, l’immeuble reste un exemple tangible des pratiques commerciales et des savoir-faire artisanaux de cette période. Sa localisation, aujourd’hui dans un secteur très urbanisé, contraste avec son usage originel, lié à une économie pré-industrielle où les enseignes jouaient un rôle clé dans l’identification des échoppes.