Construction de l'immeuble 1666-1670 (≈ 1668)
Campagne locative par la Sorbonne, dirigée par Curadelle.
3 février 1962
Première protection
Première protection 3 février 1962 (≈ 1962)
Inscription de la porte sur rue.
19 juin 2000
Extension de la protection
Extension de la protection 19 juin 2000 (≈ 2000)
Classement des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte sur rue y compris ses vantaux : inscription par arrêté du 3 février 1962 - Les façades sur rue et sur cour, y compris les croisées avec leurs meneaux et leurs croisillons, leurs targettes et leurs chambranles ; les portes et chambranles de portes des couloirs ; la cage d'escalier ; l'escalier avec sa rampe et ses marches ; la porte à claire-voie du mur d'échiffre ; le passage cocher (cad. BN 19) : inscription par arrêté du 19 juin 2000
Personnages clés
Jacques Curadelle - Architecte
Conçoit l'immeuble pour la Sorbonne.
Origine et histoire
L'immeuble situé aux 13-15-17 rue Champollion, dans le 5e arrondissement de Paris, date du 3e quart du XVIIe siècle (1666-1670). Il s'agit d'un vestige d'une campagne de construction d'ensembles locatifs menée par la Maison et Société de Sorbonne, institution emblématique liée à l'Université de Paris. L'édifice, conçu par l'architecte Jacques Curadelle, se compose de trois étages et d'un étage de combles. Sa façade sur cour, remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles, contraste avec des éléments intérieurs préservés, comme la cage d'escalier, qui conserve des dispositions d'origine : rampe en fer forgé, balustrade en bois, vantaux à claire-voie, ainsi que des marches et tommettes caractéristiques du milieu du XVIIe siècle.
La porte sur rue, incluant ses vantaux, a été inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 3 février 1962. Une protection plus large a été accordée le 19 juin 2000, couvrant les façades (sur rue et sur cour), les croisées avec leurs meneaux et croisillons, les portes des couloirs, la cage d'escalier dans son intégralité, ainsi que le passage cocher. Ces éléments témoignent de l'importance architecturale et historique du site, lié à l'urbanisation parisienne sous l'Ancien Régime et à l'influence de la Sorbonne dans le quartier latin.
L'immeuble illustre les pratiques constructives du XVIIe siècle, où les ensembles locatifs destines à une population étudiante ou bourgeoise se multipliaient près des centres universitaires. La conservation de détails comme la rampe en fer forgé ou les tommettes offre un aperçu des techniques artisanales de l'époque. Bien que la localisation exacte soit jugée « passable » (note 5/10), l'adresse officielle enregistrée dans la base Mérimée confirme son ancrage dans le quartier historique de la Montagne Sainte-Geneviève, cœur intellectuel de Paris depuis le Moyen Âge.