Frise chronologique
1904
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1904 (≈ 1904)
Bâti pour Félix Potin par Paul Auscher.
15 janvier 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 janvier 1975 (≈ 1975)
Façades et toitures protégées par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 15 janvier 1975
Personnages clés
| Paul Auscher - Architecte |
Concepteur de l’immeuble en 1904. |
| E. Devillette - Entrepreneur général |
Responsable des travaux de construction. |
Origine et histoire
L’immeuble du 140bis rue de Rennes, situé dans le 6e arrondissement de Paris, a été érigé en 1904 pour abriter un magasin de la maison d’alimentation Félix Potin. Conçu par l’architecte Paul Auscher et l’entrepreneur général E. Devillette, ce bâtiment de dix étages en béton armé marquait une innovation technique pour l’époque. Il combinait des espaces commerciaux (sous-sols, rez-de-chaussée, entresol) dédiés à la vente de produits alimentaires et de luxe, avec des bureaux et des logements aux étages supérieurs. Son architecture reflétait les besoins logistiques et publicitaires d’une grande enseigne de distribution naissante.
Le décor extérieur de l’immeuble, bien que partiellement conservé, témoigne encore de son style Art Nouveau original. Les arcatures du rez-de-chaussée arboraient des mosaïques énumérant les produits vendus (thé, chocolats, poissons, etc.), tandis que la tourelle d’angle, couronnée d’un campanile ajouré, portait fièrement l’enseigne « Félix Potin ». Ces éléments soulignent la volonté de l’enseigne de marquer visuellement son ancrage dans le paysage parisien, tout en illustrant l’essor des grands magasins au tournant du XXe siècle.
Classé Monument Historique en 1975 pour ses façades et toitures, l’immeuble incarne aujourd’hui un patrimoine industriel et commercial rare. Bien que son décor intérieur ait disparu, sa structure et certains détails extérieurs (comme les cartouches en mosaïque) rappellent son usage initial. Le bâtiment illustre aussi l’adaptation architecturale aux nouvelles formes de consommation urbaine, où logistique, publicité et habitat cohabitaient dans un même édifice.