Frise chronologique
1911
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1911 (≈ 1911)
Conçu par André Arfvidson en béton armé.
1912
Prix de la Ville de Paris
Prix de la Ville de Paris
1912 (≈ 1912)
2e prix du concours de façades.
12 juin 1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
12 juin 1986 (≈ 1986)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. 14 : 01 AD 4) : inscription par arrêté du 12 juin 1986
Personnages clés
| André Arfvidson - Architecte |
Concepteur de l'immeuble en 1911. |
| Alexandre Bigot - Céramiste |
Auteur des grès flammés polychromes. |
| Charles Henry Bréal - Promoteur immobilier |
Commanditaire du projet avec Arfvidson. |
| Chaïm Soutine - Peintre résident |
Artiste ayant vécu dans l'immeuble. |
| Man Ray - Photographe résident |
Figure artistique liée aux ateliers. |
Origine et histoire
L'immeuble-ateliers d'artistes du 31-31bis rue Campagne-Première, situé dans le 14e arrondissement de Paris, a été conçu en 1911 par l'architecte André Arfvidson dans un style Art nouveau. Construit en béton armé et orné de grès cérame flammé polychromes par le céramiste Alexandre Bigot, il se distingue par ses 20 appartements-lofts organisés en duplex autour d'une cour intérieure. Ces espaces, équipés de verrières et d'ascenseurs, offraient un cadre moderne pour les artistes, rompre avec le style haussmannien traditionnel.
Ce projet s'inscrit dans le contexte de l'essor des cités d'artistes à Montparnasse, succédant à Montmartre comme quartier bohème. Promu par Charles Henry Bréal, l'immeuble symbolise l'innovation architecturale du début du XXe siècle, mêlant architecture métallique, béton et Art nouveau. Il a remporté le 2e prix du concours de façades de la Ville de Paris en 1912, et a été inscrit aux monuments historiques en 1986.
L'immeuble a accueilli des figures majeures de l'art et de la culture, comme César, Chaïm Soutine, Man Ray, Dora Maar, ou Ezra Pound. Ces ateliers, précurseurs des lofts modernes, reflétaient une nouvelle manière de vivre et travailler, attirant aussi bien les artistes que les intellectuels. Leur conception spacieuse et lumineuse a influencé les mouvements architecturaux ultérieurs, comme le Bauhaus ou l'Art déco.
Après une restauration respectant son style d'origine, l'immeuble reste aujourd'hui un témoignage de l'effervescence artistique parisienne du début du XXe siècle. Bien que certains éléments ne soient plus originaux, sa façade et ses toitures sont protégées depuis 1986, préservant ainsi un patrimoine unique lié à l'histoire culturelle de Montparnasse.