Première mention 1292 (≈ 1292)
Commanderie templière citée comme propriété.
1750
Construction partielle
Construction partielle 1750 (≈ 1750)
Date portée sur l’escalier hors-œuvre.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1793 (≈ 1793)
Sécularisation après la Révolution.
19 janvier 2000
Classement MH
Classement MH 19 janvier 2000 (≈ 2000)
Protection des façades et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail sur rue ; façades et toitures des deux bâtiments sur rue et sur cour, ainsi que les deux grandes salles de réception de l'aile ouest (cad. AB 312) : inscription par arrêté du 19 janvier 2000
Personnages clés
Joseph Beunat - Ornemaniste
Auteur présumé du décor néo-classique.
Origine et histoire de l'Immeuble, Rue Saint-Jean
L’immeuble situé au 31 rue Saint-Jean à Neufchâteau est un ancien bâtiment lié à la commanderie de Neufchâteau, initialement fondée par les Templiers avant de passer aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem après la dissolution de l’ordre du Temple. Mentionnée dès 1292 comme propriété de la commanderie templière de Robécourt, cette fondation hospitalière devint un bien national en 1793. L’édifice actuel, partiellement reconstruit au XVIe siècle et remanié au XVIIIe siècle, conserve des traces de ces périodes, notamment un portail et des façades protégées depuis 2000.
La structure actuelle date en partie de 1750, comme l’atteste la date portée sur l’escalier hors-œuvre. Le logis sur rue abrite un décor intérieur du XVIIIe siècle, incluant une niche à fourneau en stuc néo-classique, attribuée à l’ornemaniste Joseph Beunat. À l’étage, un ensemble en chêne peint, aux panneaux chantournés, témoigne du raffinement de l’époque. Le bâtiment arrière, avec son four à pain couvert d’un appentis, illustre les fonctions domestiques et administratives de l’édifice, aujourd’hui sous-préfecture.
Classé monument historique en 2000, l’immeuble protège ses façades, toitures, l’escalier sur cour, ainsi que les pièces à décor du rez-de-chaussée et du premier étage. Son histoire reflète les transitions entre ordres religieux (Templiers, Hospitaliers) et son adaptation aux usages civils après la Révolution. La précision de sa localisation (7/10) et son état de conservation en font un témoin architectural majeur des Vosges.
Le site s’inscrit dans un contexte urbain marqué par l’héritage hospitalier et administratif. La commanderie, l’une des plus anciennes de Neufchâteau, symbolise le rôle des ordres religieux dans l’organisation territoriale et sociale de la Lorraine médiévale et moderne. Sa transformation en sous-préfecture au XIXe siècle souligne la réutilisation des bâtiments historiques par les institutions publiques, une pratique courante après la sécularisation des biens ecclésiastiques.