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Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine urbain Immeuble

Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes

    40 Rue de la Porte-de-France30000 Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes
Immeuble, 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1671
Première mention d'une maison
XVIIIe siècle
Construction de l'immeuble actuel
27 février 1964
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Information non disponible - Commanditaire inconnu Initiales sur le médaillon non identifiées.

Origine et histoire de l'Immeuble, Rue de la Porte-de-France

L’immeuble du 40 Rue de la Porte-de-France à Nîmes occupe l’emplacement d’une maison avec jardin attestée dès 1671. La parcelle fut ultérieurement divisée, car l’édifice actuel, construit au XVIIIe siècle, est de taille plus modeste. Il se compose de deux étages sur rez-de-chaussée, avec une façade rythmée par trois baies par niveau. Son élément le plus remarquable est sa porte d’entrée, encadrée de pilastres ioniques ornés de motifs végétaux (oves, volutes, rosaces) et surmontée d’un entablement mouluré servant d’appui à un balcon en fer forgé.

La porte en bois du XVIIIe siècle, toujours en place, s’ouvre sous une imposte ajourée de fer forgé, décorée d’une coquille centrale en bois. Son encadrement ondulé et ses panneaux sculptés (rameaux, fruits stylisés) témoignent d’un travail artisanal soigné. Les initiales gravées dans le médaillon du balcon suggèrent un commanditaire aisé, bien que son identité reste inconnue. L’immeuble fut partiellement classé Monument Historique en 1964 pour sa porte et son balcon, illustrant l’architecture civile nîmoise de l’époque.

L’architecture de cet immeuble reflète les canons esthétiques du XVIIIe siècle, mêlant classicisme (pilastres ioniques, entablement) et ornements rocaille (ferronnerie, sculptures végétales). La précision des détails, comme les chapiteaux ou les volutes du balcon, souligne le statut social de ses occupants. Bien que modeste par sa taille, l’édifice incarne le raffinement des hôtels particuliers provinciaux de l’Ancien Régime, adaptés à la bourgeoisie montante de Nîmes, alors dynamique grâce au commerce de la soie et du textile.

La localisation de l’immeuble, près de l’ancienne porte de France (d’où le nom de la rue), rappelle son insertion dans le tissu urbain médiéval, remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles. La rue, axe historique menant vers les faubourgs, concentrait des résidences de notables et des activités artisanales. Aujourd’hui, la conservation de la porte et du balcon offre un témoignage rare de l’artisanat local, souvent remanié ou détruit lors des rénovations ultérieures.

Les éléments protégés en 1964 — la porte et son balcon — constituent les seuls vestiges authentiques du XVIIIe siècle, le reste de l’immeuble ayant pu subir des modifications. La ferronnerie, avec son médaillon aux initiales et ses volutes asymétriques, est caractéristique du style Régence ou Louis XV, marqué par l’asymétrie et les courbes. L’absence d’archives sur le commanditaire ou l’architecte limite la connaissance de son histoire, mais son classement atteste de sa valeur patrimoniale.

Liens externes

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