Construction de l'immeuble 1907-1908 (≈ 1908)
Édifié par François-Adolphe Bocage sur l’emplacement précédent.
30 décembre 1977
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 30 décembre 1977 (≈ 1977)
Façade, toiture, vestibule et escalier protégés.
Années 2010
Rénovation de l'immeuble
Rénovation de l'immeuble Années 2010 (≈ 2010)
Travaux de restauration non détaillés dans les sources.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue ainsi que le vestibule et l'escalier avec sa rampe en fer forgé : inscription par arrêté du 30 décembre 1977
Personnages clés
François-Adolphe Bocage - Architecte
Concepteur de l’immeuble, locataire puis occupant.
Alexandre Bigot - Céramiste
Auteur des décors en grès Art nouveau.
Camille Alaphilippe - Sculpteur
Réalisateur des sculptures de la façade.
Origine et histoire
L’immeuble du 6 rue de Hanovre, situé dans le 2e arrondissement de Paris, est un bâtiment de bureaux construit entre 1907 et 1908 par l’architecte François-Adolphe Bocage. Il remplace un édifice précédent appartenant aux industriels L. et C. Hardtmutz. Bocage, locataire du lieu avant sa reconstruction, y installe ensuite son agence. La façade, longue de 18 mètres, se distingue par ses céramiques en grès flammé Art nouveau aux motifs marins (algues, pieuvres, coquilles) et ses oriels aux étages supérieurs. Le hall d’entrée, décoré de céramiques florales (feuilles, roses) par Alexandre Bigot, mène à un escalier en spirale éclairé par des vitraux.
Les sculptures extérieures sont l’œuvre de Camille Alaphilippe. Bien que l’Art nouveau soit alors en déclin, cet immeuble se démarque dans un quartier marqué par l’urbanisme haussmannien du Second Empire. La façade, la toiture, le vestibule et l’escalier sont inscrits aux monuments historiques en 1977. L’édifice, rénové dans les années 2010, conserve une cour octogonale centrale et des ferronneries ouvragées, témoignages de son éclectisme architectural.
L’inspiration tardive de ses décors, mêlant art floral et univers marin, reflète une transition stylistique entre l’Art nouveau et les courants émergents du début du XXe siècle. Proche de l’opéra Garnier, il illustre une exception artistique dans un quartier dominé par des immeubles plus classiques. Les céramiques de Bigot, reconnues pour leur qualité technique, contribuent à son classement patrimonial.
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