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Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème à Paris 1er dans Paris 17ème

Patrimoine classé Immeuble

Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème

    62-64 Rue Boursault
    75017 Paris 17e Arrondissement
Propriété privée
Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème
Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème
Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème
Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème
Immeuble 62-64 Rue Boursault - Paris 17ème
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900-1901
Construction première phase
1909 (environ)
Achèvement seconde phase
27 mars 2000
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades sur rue ; toitures et toitures-terrasses correspondantes ; vestibule d'entrée ; escalier principal avec sa cage ornée de vitraux (cad. 17 CQ 09) : inscription par arrêté du 27 mars 2000

Personnages clés

René-Auguste Simonet - Architecte Concepteur de l’immeuble en deux phases.
Alexandre Bigot - Céramiste Créateur des grès flammés en façade.

Origine et histoire

L’immeuble situé au 62-64 rue Boursault, dans le 17e arrondissement de Paris, est un exemple emblématique de l’Art Nouveau parisien. Construit en deux phases distinctes, il illustre l’audace architecturale du début du XXe siècle. La première partie, érigée entre 1900 et 1901, se distingue par sa structure en fer partiellement visible, hourdie de briques recouvertes de grès flammés créés par le céramiste Alexandre Bigot. Ce mélange de matériaux industriels et artisanaux, associé à la pierre de liais, reflète l’esthétique innovante de l’époque.

La seconde phase du projet, achevée neuf ans plus tard, confirme la volonté de l’architecte René-Auguste Simonet d’expérimenter une diversité de matériaux en façade. On y trouve ainsi grès flammé, brique, pierre, fer, ardoise et bois, créant un ensemble éclectique et harmonieux. L’immeuble est aujourd’hui protégé au titre des Monuments Historiques, avec des éléments remarquables comme les façades sur rue, les toitures, le vestibule d’entrée et l’escalier principal orné de vitraux, inscrits par arrêté du 27 mars 2000.

L’édifice témoigne de la collaboration entre Simonet et Bigot, deux figures majeures de l’Art Nouveau en France. Le grès flammé, signature du céramiste, apporte une touche colorée et organique à la rigueur structurelle du fer et de la pierre. Cette dualité entre innovation technique et ornementation artistique caractérise le mouvement, qui cherchait à rompre avec les canons académiques pour intégrer l’art dans le quotidien urbain.

Situé dans le 17e arrondissement, un quartier en pleine transformation au tournant du siècle, cet immeuble s’inscrit dans un contexte de modernisation de Paris. Les façades, avec leurs matériaux apparents et leurs lignes dynamiques, reflètent l’esprit d’une époque marquée par l’industrialisation et le désir de beauté accessible. L’inscription à l’inventaire des Monuments Historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire de l’urbanisme parisien.

Liens externes