Frise chronologique
1903
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1903 (≈ 1903)
Logements ouvriers par Sauvage et Sarazin.
25 juin 1986
Classement partiel
Classement partiel
25 juin 1986 (≈ 1986)
Façade et cage d’escalier protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade et la cage d'escalier (cad. 18 : 02 BI 70) : inscription par arrêté du 25 juin 1986
Personnages clés
| Henri Sauvage - Architecte |
Co-concepteur de l’immeuble en 1903. |
| Charles Sarazin - Architecte |
Co-auteur du projet avec Sauvage. |
| Frantz Jourdain - Administrateur délégué |
Signe le permis de construire. |
Origine et histoire
L’immeuble du 7 rue de Trétaigne, situé dans le 18e arrondissement de Paris, est un exemple emblématique des logements ouvriers construits au début du XXe siècle. Érigé en 1903, il incarne les principes hygiénistes et sociaux de l’époque, avec une architecture audacieuse combinant béton armé apparent, bow-windows et une toiture-terrasse aménagée en jardin suspendu. Cet édifice marque une rupture avec les habitations insalubres de l’ère industrielle, en intégrant des espaces communs comme une bibliothèque, une salle de conférences ou des bains-douches.
Conçu par les architectes Henri Sauvage et Charles Sarazin pour la Société anonyme des logements hygiéniques à bon marché (HBM), le projet est porté administrativement par Frantz Jourdain, architecte et délégué de la société. Son permis de construire, signé par ce dernier, atteste de son rôle clé dans la réalisation. L’immeuble, prototype des futurs logements sociaux parisiens de l’entre-deux-guerres, se distingue aussi par son magasin coopératif et son restaurant collectif, reflétant une volonté d’améliorer les conditions de vie des classes populaires.
Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1986 (façade et cage d’escalier), l’édifice illustre l’innovation architecturale et sociale du début du XXe siècle. Sa structure en béton armé, alors révolutionnaire, et ses équipements partagés en font un modèle étudié pour les politiques de logement public ultérieures. Aujourd’hui propriété d’une société privée, il reste un témoignage tangible des utopies urbanistiques et hygiénistes de son temps.