Fondation de l'abbaye Saint-Georges XIe siècle (≈ 1150)
Origine de la rue Saint-Georges reliée à l'abbaye.
1422-1448
Construction de la nouvelle enceinte
Construction de la nouvelle enceinte 1422-1448 (≈ 1435)
Intègre la rue et favorise les maisons en bois.
1655
Installation du Parlement de Bretagne
Installation du Parlement de Bretagne 1655 (≈ 1655)
Développement des maisons de rapport pour conseillers.
1720
Incendie de Rennes
Incendie de Rennes 1720 (≈ 1720)
Transformation en hôtels particuliers après sinistre.
21 août 1967
Protection des façades et toitures
Protection des façades et toitures 21 août 1967 (≈ 1967)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Salomon de Brosse - Architecte
Conçoit le Palais du Parlement en 1655.
Origine et histoire de l'Immeuble, Rue Saint-Georges
L’immeuble du 8 rue Saint-Georges à Rennes s’inscrit dans un quartier marqué par une histoire urbaine riche. Primitivement, cette rue reliait la première enceinte gallo-romaine de la ville à l’abbaye Saint-Georges, fondée au XIe siècle. Entre 1422 et 1448, une nouvelle enceinte fut construite, englobant la rue et l’abbaye, ce qui favorisa l’édification de nombreuses maisons en bois. Ces constructions reflétaient alors le développement progressif de Rennes, encore ceinte de remparts médiévaux.
Au XVIIe siècle, l’installation du Parlement de Bretagne dans le Palais construit par Salomon de Brosse en 1655 transforma profondément la rue Saint-Georges. Pour loger les conseillers parlementaires et leurs domestiques, de nombreuses maisons de rapport furent construites ou surélevées. Ces bâtiments, souvent en pierre pour remplacer les anciennes structures en bois, répondaient à une demande croissante de logements adaptés à une élite judiciaire et administrative en expansion. La rue devint ainsi un lieu résidentiel prisé, symbolisant le prestige social lié à la fonction parlementaire.
L’incendie de 1720 marqua un tournant dans l’urbanisme local. Après cette catastrophe, certaines familles parlementaires rachetèrent plusieurs maisons en bois pour les remplacer par des hôtels particuliers, dotés de cours et de jardins. Ce mouvement, initié dès le XVIIe siècle, se généralisa au XVIIIe siècle, notamment au sud de la rue Saint-Georges. L’immeuble du numéro 8, dont les façades et toitures furent protégées par arrêté du 21 août 1967, illustre cette évolution architecturale et sociale, témoignant de l’adaptation de la ville aux besoins d’une aristocratie de robe de plus en plus influente.