Ouverture rue de la Gare 1873 (≈ 1873)
Artère ouverte où sont situées les maisons à lucarnes.
Fin du XIXe siècle
Construction des lucarnes
Construction des lucarnes Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Période de réalisation des lucarnes par Hippolyte Moreau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rues et toitures (cad. AL 246) : inscription par arrêté du 24 novembre 1997
Personnages clés
Hippolyte Moreau, dit Berry-la-Conscience
Compagnon charpentier du Devoir, entrepreneur de charpenterie à Châteauroux, auteur des lucarnes.
Armand Viraud
Gendre et associé d'Hippolyte Moreau, entrepreneur de travaux publics.
Origine et histoire
Trois maisons situées actuellement aux 12, 50-58 et 72 rue de la Gare, artère ouverte à partir de 1873, présentent des toits ornés de lucarnes complexes exécutées à la fin de sa vie par le compagnon passant charpentier du Devoir Bon Drille du Tour de France, Hippolyte Moreau, dit Berry-la-Conscience, entrepreneur de charpenterie à Châteauroux (1822-1900). Associé à son gendre Armand Viraud, entrepreneur de travaux publics, il travailla sur les grands chantiers ouverts à Châteauroux dans les dernières décennies du XIXe siècle. Les ouvrages qu'il installa en guise d'enseigne sur ces maisons familiales traduisent les fantaisies et les difficultés de son métier et condensent, comme un testament, sa science du trait — le tracé des volumes en pénétration appris sur le Tour de France. La maison, de plan rectangulaire avec pan coupé à l'angle est, comporte trois niveaux : rez-de-chaussée utilisé comme boutique, étage et étage de comble servant d'habitation. Les murs sont en maçonnerie, revêtus de pièces de bois disposées en croix de Saint-André. L'intérêt de l'immeuble réside dans les ouvrages de charpente qui ornent les toits et couvrent les portes-fenêtres de l'étage. La porte-fenêtre centrale sur la rue de la Gare est couverte d'un balcon capucine au faîtage relevé ; l'encorbellement est obtenu par une capucine flanquée de liens capucins assemblés par une croix de Saint-André. Le balcon est surmonté d'une lucarne à double capucine ; la corniche en saillie porte quatre frontons triangulaires au-dessus desquels s'élève un toit polygonal. Sur le pan coupé, un balcon guitarde supporte une lucarne formée d'une double guitarde dont le comble est constitué de deux dômes croisés en V, en raccord sur les extrémités de combles droits. Rue Ledru-Rollin, un balcon en encorbellement est couvert par deux capucines divergentes élevées sur trois poteaux et réunies par le poteau central formant un angle. L'encorbellement en demi-cercle est porté par cinq consoles de bois retombant sur une colonne à cannelures torses ; ces deux capucines sont coiffées d'un comble à l'impériale.