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Immeuble à Bourg-en-Bresse dans l'Ain

Immeuble

  • 77 Passage des Cordeliers
  • 01000 Bourg-en-Bresse
Immeuble
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Immeuble
Immeuble
Immeuble
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
73 A Passage des Cordeliers 01000 Bourg-en-Bresse

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié XVe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Transformation en hôtel particulier
1930
Ajout d'un niveau
28 juillet 1947
Première inscription MH
17 février 1982
Inscription du puits
15 mai 2017
Extension de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parties suivantes de l'immeuble sis 10 rue Victor Basch : les façades et toitures, avec ses deux cours y compris le puits, ainsi que les parties communes composées de l'escalier et des paliers de la 1ère cour, les deux passages permettant l'accès aux cours, telles que délimitées en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AD 625, 540 et 541) : inscription par arrêté du 15 mai 2017

Personnages clés

Fernand Combes - Artiste graveur A documenté la cour en 1919.

Origine et histoire

L’immeuble situé au 10 rue Victor-et-Hélène-Basch à Bourg-en-Bresse est un édifice dont les origines remontent à la seconde moitié du XVe siècle, avec des transformations majeures aux XVIe et XVIIe siècles. À l’origine une demeure médiévale, il fut converti en hôtel particulier au XVIIe siècle, puis divisé en appartements au XXe siècle. Sa structure actuelle mêle des éléments gothiques (escalier en vis, baies anciennes) et des ajouts modernes, comme le niveau supérieur ajouté vers 1930 ou le portail en acier des années 1950–1960. Les façades sur la première cour, ainsi que le puits remarquable de la deuxième cour (avec son auge), témoignent de son passé aristocratique.

La première cour conserve une galerie à voûte en demi-arc-de-cloître, ornée d’un garde-corps en ferronnerie du XVIIIe siècle, tandis que les étages supérieurs affichent des aménagements plus modestes, voire industriels (fin XXe siècle). L’escalier en vis, abrité dans une tour octogonale, a préservé ses encadrements de baies des XVe–XVIe siècles. Les paliers, bien que transformés, gardent des portes en accolades, typiques de l’architecture bourgeoise de l’époque. La seconde cour, moins altérée, révèle des baies anciennes et un puits inscrit aux monuments historiques depuis 1982, complété par une gravure de Fernand Combes (1919) documentant son état au début du XXe siècle.

Classé partiellement dès 1947 (façades et toitures), puis étendu en 2017 (cours, escalier, passages), l’immeuble illustre l’évolution des hôtels particuliers bressans, passés de résidences seigneuriales à des habitations collectives. Les sols originaux, autrefois dallés, sont aujourd’hui recouverts de ciment, et les intérieurs, bien que remaniés, laissent entrevoir des poutraisons médiévales. Une gravure ancienne et les désordres architecturaux (menuiseries hétérogènes, enduits dégradés) soulignent les mutations subies par ce patrimoine, reflet des adaptations successives aux besoins urbains.

L’ensemble, composé de deux corps de bâtiment reliés par des galeries, incarne la transition entre maison médiévale fortifiée et hôtel particulier classique, avant sa division en logements au XXe siècle. Les protections successives (1947, 1982, 2017) visent à préserver ses éléments les plus emblématiques, tout en tolérant des aménagements contemporains. Le contraste entre la modestie de la façade et la richesse des cours intérieures (ferronneries, puits, escalier) révèle une hiérarchie spatiale typique des demeures aisées de la Bresse historique.

Le puits de la deuxième cour, inscrit en 1982, est l’un des rares vestiges intacts du XVIIe siècle, accompagné d’une auge en pierre et de baies à barreaux anciens. Une gravure de Fernand Combes (1919) atteste de son importance patrimoniale, tandis que les désordres visibles (percement de baies, enduits altérés) reflètent les vicissitudes d’un monument habité en continu. Les parties communes protégées en 2017 (escalier, paliers, passages) soulignent la volonté de conserver la structure d’origine, malgré les divisions internes. Cet immeuble, à la fois témoin de l’histoire urbaine de Bourg-en-Bresse et exemple d’adaptation architecturale, reste un jalon clé du patrimoine bressan et rhônalpin.

Liens externes

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