Construction de l'hôtel 1673 (≈ 1673)
Date gravée ou estimée pour l'édifice.
14 février 1946
Première protection
Première protection 14 février 1946 (≈ 1946)
Inscription des façades et toitures.
1979
Redécouverte du plafond
Redécouverte du plafond 1979 (≈ 1979)
Mise au jour du décor peint.
20 mars 1995
Protection du plafond
Protection du plafond 20 mars 1995 (≈ 1995)
Inscription du plafond peint du XVIIe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades ; pavillon d'angle ; mur de clôture ; portail et toitures : inscription par arrêté du 14 février 1946. Plafond peint du XVIIe siècle d'un appartement (lot numéro 11) sis dans l'immeuble (cad. AC 28) : inscription par arrêté du 20 mars 1995
Personnages clés
Duc de Chaulnes - Gouverneur de Bretagne (1670-1695)
Commanditaire présumé non confirmé.
Antoine de Brays - Architecte d'intérieur rennais
Auteur possible du plafond peint.
Origine et histoire
L’hôtel situé au 10 cour La-Houssaye, à Saint-Malo, date de 1673, bien que les circonstances de sa construction restent obscures. Une hypothèse non confirmée suggère qu’il aurait été bâti pour le duc de Chaulnes, lieutenant général puis gouverneur de Bretagne entre 1669 et 1695, établi dans la ville à partir de 1672. Le commanditaire, probablement un personnage aisé et lié aux milieux influents de Rennes, aurait fait appel à des artistes proches du Parlement de Bretagne pour orner l’hôtel.
Le plafond peint, redécouvert en 1979, présente un vocabulaire décoratif similaire à celui de la salle du Conseil de la Tournelle à Rennes. Ce décor somptueux laisse supposer l’intervention d’Antoine de Brays, architecte d’intérieur renommé, ou d’un membre de son atelier. L’édifice, partiellement protégé depuis 1946, illustre ainsi les échanges artistiques entre Saint-Malo et Rennes au XVIIe siècle.
Les éléments protégés incluent les façades, le pavillon d’angle, le mur de clôture, le portail, les toitures (inscrits en 1946), ainsi que le plafond peint du XVIIe siècle (inscrit en 1995). Ce dernier, situé dans un appartement de l’immeuble, témoigne de l’influence des ateliers rennais dans la décoration des hôtels particuliers bretons de l’époque.
Bien que l’attribution exacte du plafond à Antoine de Brays ne soit pas établie, la parenté stylistique avec les réalisations du Parlement de Rennes renforce l’hypothèse d’une collaboration entre artisans des deux villes. L’hôtel, aujourd’hui localisé au 8 rue de la Victoire selon les coordonnées GPS, conserve une localisation historique approximative, notée comme « passable » (5/10) dans les bases de données.