Construction initiale 1905 (≈ 1905)
Par Paul Noulin-Lespès pour Preynat
1907
Date alternative mentionnée
Date alternative mentionnée 1907 (≈ 1907)
Attribuée à Joanny Morin pour Preynat-Séauve
24 février 1994
Protection des façades
Protection des façades 24 février 1994 (≈ 1994)
Inscription à l'inventaire supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. EP 38) : inscription par arrêté du 24 février 1994
Personnages clés
Paul Noulin-Lespès - Architecte
Concepteur de l'immeuble en 1905
Monsieur Preynat - Commanditaire initial
Juge au tribunal de commerce
Joanny Morin - Ingénieur municipal
Associé à la date de 1907
Origine et histoire
Cet immeuble d'appartements, construit en 1905 par l'architecte Paul Noulin-Lespès pour le juge au tribunal de commerce Monsieur Preynat, occupe une parcelle d'angle entre la rue des Martyrs-de-Vingré, la rue Michelet et l'avenue de la Libération. Son architecture reflète l'influence haussmannienne avec une ossature en béton armé et un décor exubérant de béton moulé dans un style Art Nouveau. Les façades présentent un entresol, deux étages carrés et deux étages de comble sous un toit brisé en ardoise, tandis que les angles sont marqués par des bow-windows arrondis couronnés de toitures en bulbe.
L'immeuble symbolise l'accroissement urbain de Saint-Étienne au début du XXe siècle, lié au percement de l'avenue Faure (devenue avenue de la Libération). Commandé par un riche commerçant, il illustre la prospérité économique locale et l'adoption de techniques modernes comme le béton armé. Les façades et toitures, protégées depuis 1994, ont été récemment restaurées sous la direction des Bâtiments de France, permettant la restitution des éléments décoratifs originaux, dont les pinacles sculptés à têtes de lion.
Une seconde source mentionne une construction en 1907 par l'ingénieur municipal Joanny Morin pour Preynat-Séauve, suggérant une possible évolution du projet ou une confusion dans les archives. L'immeuble reste un témoignage exceptionnel de l'Art Nouveau stéphanois, combinant innovation structurelle et ornements floraux caractéristiques du mouvement. Son emplacement stratégique, à l'angle de trois voies majeures, renforce son rôle dans le paysage urbain de l'époque.