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Immeuble en Meurthe-et-Moselle

Immeuble

  • 2 Rue Bénit
  • 54000 Nancy
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Crédit photo : Tylda - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
48 Rue Saint-Jean 54000 Nancy

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900-1901
Construction de l’immeuble
février 1902
Incendie des combles
1973
Menace de destruction
16 août 1976
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rues y compris l'oriel (cad. BY 261) : inscription par arrêté du 16 août 1976

Personnages clés

Henri Gutton - Architecte-ingénieur Concepteur principal de l’immeuble, polytechnicien.
Henry Gutton - Architecte, neveu d’Henri Collaborateur à la réalisation du projet.
Frédéric Schertzer - Ingénieur et entrepreneur Réalisateur de la structure métallique en acier.
Jules Genin et Camille Louis - Commanditaires, marchands de grains Propriétaires initiaux de la graineterie.
Jacques Grüber - Verrier et décorateur Auteur des verrières *Les Glycines*.
Alexandre Bigot - Céramiste Fournisseur des éléments en céramique architecturale.

Origine et histoire

L’immeuble Génin-Louis, situé à l’angle des rues Saint-Jean et Bénit à Nancy, est commandé entre 1900 et 1901 par Jules Genin et son épouse Camille Louis, marchands de grains. Conçu par l’architecte-ingénieur Henri Gutton et son neveu Henry Gutton, il est le premier bâtiment nancéien à structure métallique apparente combinant un usage commercial (graineterie aux deux premiers niveaux) et résidentiel (logements aux étages supérieurs). La réalisation technique, audacieuse pour l’époque, est confiée à l’ingénieur Frédéric Schertzer pour la charpente en acier riveté, tandis que les éléments décoratifs — céramiques d’Alexandre Bigot et verrières Les Glycines de Jacques Grüber — reflètent l’esthétique Art Nouveau.

L’édifice incarne la synthèse prônée par l’École de Nancy entre fonctionnalité et ornements, avec une façade où la structure métallique dialogue avec des motifs végétaux (pavots en fer forgé, glycines en verre). Dès 1902, un incendie détruit les combles, et l’immeuble, menacé de démolition en 1973, est sauvé par une restauration en 1975 avant son classement partiel aux monuments historiques en 1976. Malgré la disparition de certains éléments originaux (marquise, épis de faîtage), il reste un témoignage unique de la collaboration entre architectes, ingénieurs et artisans lorrains au tournant du XXe siècle.

Représentatif du courant rationaliste inspiré par Viollet-le-Duc, l’immeuble se distingue par son procédé constructif innovant, critiqué à l’époque mais pionnier. La décoration se concentre sur l’oriel (bow-window) et les baies inférieures, où l’acier riveté côtoie des détails floraux stylisés. L’architecte Émile André y installe ses bureaux en 1902, soulignant son ancrage dans le milieu artistique nancéien. Aujourd’hui, les façades et toitures, incluant l’oriel, sont protégées, préservant ce patrimoine emblématique du Grand Est.

Liens externes

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