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Immeuble en Meurthe-et-Moselle

Immeuble

  • 9BIS Rue des Sœurs Macarons
  • 54000 Nancy
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Crédit photo : Doique - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
9 Bis Rue des Soeurs Macarons 54000 Nancy

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1722
Achat du terrain
1725
Construction de l’immeuble
1794
Vente révolutionnaire
XIXe siècle
Développement de la confiserie
1889
Création du vitrail
1987
Protection partielle
2020
Retour du vitrail
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rue et sur cour ; le grand escalier avec sa cage et sa rampe en fer forgé ; les deux fours et la cheminée situés dans la pièce sur cour au rez-de-chaussée (cad. BC 240) : inscription par arrêté du 19 mai 1987

Personnages clés

Antoine Grisot de Bellecroix - Commanditaire et premier propriétaire Trésorier de Lorraine, fait construire l’immeuble en 1725.
Jean-Nicolas Jennesson - Architecte Conçoit l’immeuble et l’église Saint-Sébastien de Nancy.
Élisabeth Morlot - Religieuse réfugié Légendaire initiatrice des macarons de Nancy pendant la Révolution.
Ferdinand Gounon - Artiste verrier Auteur du vitrail de 1889 représentant une religieuse.
Georges Aptel - Dernier confiseur Cesse la fabrication des macarons dans les années 1980.

Origine et histoire

L’immeuble, situé au 10 rue des Sœurs Macarons à Nancy, est construit en 1725 par l’architecte Jean-Nicolas Jennesson pour Antoine Grisot de Bellecroix, trésorier de Lorraine. Ce dernier, propriétaire du terrain depuis 1722, y appose ses initiales (A et G) sur la grille en fer forgé de l’entrée, surmontées autrefois d’une couronne aujourd’hui disparue. La maison, adjacente à un autre hôtel édifié par Grisot, passe entre plusieurs mains après la Révolution, notamment celle de la famille Vallet en 1794, puis des Muller au début du XIXe siècle.

Selon la tradition, des religieuses expulsées de leur couvent pendant la Révolution se réfugient dans cet immeuble et y fabriquent les premiers macarons de Nancy, donnant son nom à la maison. Bien que la production artisanale à grande échelle soit improbable (le four d’origine, toujours visible, est trop petit), cette légende persiste. Au XIXe siècle, l’atelier de confiserie s’installe au rez-de-chaussée, avec un magasin sur rue et des fours sur cour, près d’un puits aujourd’hui fermé.

La maison conserve des éléments remarquables comme un escalier en fer forgé, deux fours historiques et un vitrail de 1889 représentant une religieuse, classé à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2021. Protégée partiellement depuis 1987 (façades, toitures, escalier, fours), elle illustre l’évolution architecturale et artisanale de Nancy, entre patrimoine aristocratique du XVIIIe siècle et activité commerciale ultérieure. La fabrication des macarons cesse dans les années 1980, mais le vitrail original, après un exil rue Gambetta, est réinstallé en 2020.

L’immeuble, divisé en appartements dans les années 1980, reste un témoignage de l’histoire lorraine, mêlant héritage religieux, architecture civile et tradition culinaire. Son plan en L, sa cour intérieure et ses décors intérieurs remaniés au XIXe siècle (plafonds, cheminées) reflètent les adaptations successives du bâtiment, tout en préservant son caractère d’origine.

Liens externes

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