Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Immeuble en Meurthe-et-Moselle

Immeuble

  • 13 Rue Raugraff
  • 54000 Nancy
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Immeuble
Crédit photo : Jean-Pierre Dalbéra from Paris, France - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
15 Rue Raugraff 54000 Nancy

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1886
Ouverture du premier magasin
1899-1901
Construction de l’immeuble
1922
Agrandissement de l’immeuble
1927-1930
Transformation majeure
25 février 1994
Classement de la devanture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Devanture de l'ancien magasin Vaxelaire et Pignot (cad. BX 71) : inscription par arrêté du 25 février 1994

Personnages clés

François Vaxelaire - Commanditaire et entrepreneur Fondateur des grands magasins *Au Bon Marché*.
Charles André - Architecte départemental Auteur des plans initiaux (1899-1901).
Émile André - Architecte et designer Concepteur de la devanture et du mobilier.
Eugène Vallin - Ébéniste et constructeur Réalisateur de la devanture et des menuiseries.
Jacques Gruber - Maître-verrier Créateur des vitraux des portes.
Raphaël Oudeville - Architecte Responsable de la transformation (1927-1930).

Origine et histoire

L’immeuble Vaxelaire, situé à Nancy dans le département de Meurthe-et-Moselle (région Grand Est), est un ancien grand magasin construit entre 1900 et 1901 pour François Vaxelaire, entrepreneur belge fondateur des grands magasins Au Bon Marché à Bruxelles (1860). Vaxelaire avait précédemment ouvert un premier établissement à Nancy en 1886, rue Saint-Dizier, sous l’enseigne Vaxelaire, Pignot & Cie. Ce projet ambitieux, mené à l’angle des rues Saint-Jean et Raugraff, mobilisa plusieurs figures majeures de l’École de Nancy, mouvement artistique emblématique de l’Art Nouveau local.

La conception de l’immeuble fut confiée à l’architecte départemental Charles André, déjà auteur du magasin de la rue Saint-Dizier en 1896, secondé par son fils Émile André et l’ébéniste Eugène Vallin. Le gros-œuvre en maçonnerie fut réalisé par l’entrepreneur nancéien Alexis Boudot, tandis que la structure métallique fut exécutée par l’ingénieur Frédéric Schertzer. La devanture, élément le plus remarquable, fut dessinée par Émile André et fabriquée par Vallin, avec des céramiques d’Alexandre Bigot (fabricant à Mer, Loir-et-Cher) et des grilles en fer forgé par le serrurier Albert Blosse, d’après les plans d’Émile André.

L’intérieur reflétait le même souci artistique : les vitraux des portes furent créés par Jacques Gruber, maître-verrier nancéien, tandis que la décoration murale fut fournie par la maison Majorelle, autre acteur clé de l’École de Nancy. Le mobilier, dessiné en collaboration par Émile André et l’architecte Henry Gutton, fut réalisé par l’ébéniste Georges Schwartz. Après des agrandissements en 1922, l’immeuble subit une transformation majeure entre 1927 et 1930 sous la direction de l’architecte Raphaël Oudeville, ne conservant que la devanture d’origine, classée monument historique le 25 février 1994.

Cet édifice incarne l’alliance entre commerce moderne et esthétique Art Nouveau, caractéristique de Nancy au tournant du XXe siècle. Son histoire reflète aussi les dynamiques économiques de l’époque, marquées par l’essor des grands magasins et l’influence des entrepreneurs belges en France. Aujourd’hui, la devanture protégée, située au 13 rue Raugraff, reste le dernier vestige visible de ce projet architectural et commercial d’envergure.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours