Construction partie gauche 1880 (≈ 1880)
Réalisée par l’architecte Roy.
1897
Construction partie droite
Construction partie droite 1897 (≈ 1897)
Œuvre de l’architecte Lagrave.
1898
Décor en bois gravé
Décor en bois gravé 1898 (≈ 1898)
Signé Oscar Lavau.
1er mars 1995
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1er mars 1995 (≈ 1995)
Protection de l’immeuble (cad. AN 69).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble (cad. AN 69) : inscription par arrêté du 1er mars 1995
Personnages clés
Roy - Architecte
A construit la partie gauche en 1880.
Lagrave - Architecte
A ajouté la partie droite en 1897.
Oscar Lavau - Artisan décorateur
Auteur du bois gravé (1898).
Origine et histoire
L’immeuble situé 87 rue du Général-de-Gaulle à Vaux-sur-Seine est un édifice emblématique du 4e quart du XIXe siècle, marqué par une architecture éclectique et un décor intérieur d’exception. Il se distingue par l’utilisation de quatre techniques artistiques : vitrail, bois gravé, céramique émaillée et mosaïque, reflétant l’artisanat d’art et les influences stylistiques de la fin du siècle. La richesse de son ornements en fait un témoignage rare de l’architecture civile de cette période en Île-de-France.
La construction de l’immeuble s’est déroulée en deux phases majeures : la partie gauche fut érigée en 1880 par l’architecte Roy, tandis que la partie droite fut ajoutée en 1897 par l’architecte Lagrave. Le décor en bois gravé, réalisé en 1898, est signé par Oscar Lavau, un artisan dont le travail contribue à la valeur patrimoniale du lieu. Ces éléments ont motivé son inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 1er mars 1995, reconnaissant son intérêt historique et artistique.
Propriété de la commune de Vaux-sur-Seine, l’immeuble est aujourd’hui un patrimoine local préservé, bien que son accès au public (visites, location, hébergement) ne soit pas précisé dans les sources disponibles. Sa localisation, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 8/10), et son adresse officielle dans la base Mérimée confirment son ancrage dans le tissu urbain de cette ville des Yvelines, proche de Versailles.
Le bâtiment illustre les évolutions architecturales et sociales de la fin du XIXe siècle en Île-de-France, période marquée par l’industrialisation, l’essor des banlieues résidentielles et un goût prononcé pour les décors éclectiques. Les techniques artisanales employées — comme la céramique émaillée ou le bois gravé — soulignent aussi le dialogue entre art et industrie, caractéristique de l’époque. Son classement reflète la volonté de préserver ces héritages face à l’urbanisation moderne.