Frise chronologique
1870
Construction de l’hôtel de l’Espérance
Construction de l’hôtel de l’Espérance
1870 (≈ 1870)
Prédécesseur du Mondial, détruit en 1925.
1925
Rachat par les Méchin-Busset
Rachat par les Méchin-Busset
1925 (≈ 1925)
Destruction pour reconstruire l’hôtel Mondial.
1928
Construction de l’hôtel Mondial
Construction de l’hôtel Mondial
1928 (≈ 1928)
Œuvre de Gilbert Brière, style Art déco.
1940-1944
Réquisition par le régime de Vichy
Réquisition par le régime de Vichy
1940-1944 (≈ 1942)
Siège du ministère de l’Agriculture.
1944
Destruction des archives
Destruction des archives
1944 (≈ 1944)
Brûlées par le Service des sociétés secrètes.
1959
Transformation en résidence
Transformation en résidence
1959 (≈ 1959)
Vente en appartements par Poulossier.
4 mars 1991
Classement monument historique
Classement monument historique
4 mars 1991 (≈ 1991)
Façades, toitures, vestibule et ascenseur protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; vestibule d'entrée avec ses panneaux peints et sa cage d'ascenseur (cad. AI 68) : inscription par arrêté du 4 mars 1991
Personnages clés
| Gilbert Brière - Architecte |
Concepteur de l’hôtel Mondial en 1928. |
| Couple Méchin-Busset - Propriétaires initiaux |
Commanditaires de la reconstruction en 1925. |
| Jacques Le Roy Ladurie - Ministre de l’Agriculture (1940-1944) |
Occupant un bureau dans l’hôtel. |
| Max Bonnafous - Secrétaire d’État à l’Agriculture |
Installé au Mondial pendant l’Occupation. |
| René Poulossier - Propriétaire post-guerre |
Transforme l’hôtel en résidence en 1959. |
Origine et histoire
L’ancien hôtel Mondial, aussi appelé Mondial hôtel, est un immeuble Art déco construit en 1928 à Vichy, à l’angle de la rue de Paris et de la rue Dubessay. Il remplace l’hôtel de l’Espérance, édifié en 1870, racheté en 1925 par le couple Méchin-Busset, déjà propriétaires de l’hôtel du Louvre. Conçu par l’architecte Gilbert Brière et construit par l’entreprise Chaumeny, il se distingue par ses sept étages, ses pilastres d’angle festonnés, et ses avant-corps cannelés. Son vestibule est orné de panneaux peints représentant des paysages tropicaux avec perroquets, un style caractéristique de l’époque.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’hôtel est réquisitionné par le régime de Vichy. Il abrite le ministère de l’Agriculture et du Ravitaillement, avec les bureaux du ministre Jacques Le Roy Ladurie et du secrétaire d’État Max Bonnafous. Plus tard, le Service des sociétés secrètes, chargé de la lutte contre la franc-maçonnerie, y installe ses locaux et y édite la revue Documents maçonniques. En 1944, avant la Libération, ses archives sont brûlées dans la chaudière de l’hôtel. Après la guerre, il devient un poste de commandement des FFI lors de l’épuration.
En 1959, l’immeuble est transformé en résidence privée par René Poulossier, propriétaire de l’hôtel du Beaujolais. Le rez-de-chaussée accueille successivement une armurerie (à partir de 1960) puis une agence immobilière (en 2019). Depuis 1991, ses façades, toitures, vestibule et cage d’ascenseur sont inscrits aux monuments historiques, préservant ainsi son patrimoine architectural Art déco.
L’immeuble se distingue par son emplacement stratégique entre la gare et le centre-ville, étant le seul hôtel de grande hauteur hors du quartier thermal à Vichy. Son style, marqué par des ferronneries stylisées et des loggias sous combles, illustre l’influence de l’Art déco dans l’architecture hôtelière des années 1920-1930.