Frise chronologique
1570
Plafond peint daté
Plafond peint daté
1570 (≈ 1570)
Décor civil du XVIe siècle identifié
1642
Second plafond peint
Second plafond peint
1642 (≈ 1642)
Datation par dendrochronologie confirmée
1918
Blessure de Joë Bousquet
Blessure de Joë Bousquet
1918 (≈ 1918)
Bataille de Vailly, origine de sa paralysie
1924
Acquisition par Henri Bousquet
Acquisition par Henri Bousquet
1924 (≈ 1924)
Devenir propriété familiale
1950
Décès de Joë Bousquet
Décès de Joë Bousquet
1950 (≈ 1950)
Fin de son occupation de la chambre
1990
Classement de la chambre
Classement de la chambre
1990 (≈ 1990)
Protection au titre des Monuments Historiques
1992
Classement des plafonds
Classement des plafonds
1992 (≈ 1992)
Protection des décors des XVIe–XVIIe siècles
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chambre de Joe Bousquet (cad. BM 447) : inscription par arrêté du 10 janvier 1990 - Plafonds peints des XVIe et XVIIe siècles, ainsi que le décor mural qui les accompagne, situés au premier étage (cad. BM 447) : inscription par arrêté du 21 janvier 1992
Personnages clés
| Henri Bousquet - Médecin et propriétaire |
Acquiert l’immeuble en 1924 |
| Joë Bousquet - Écrivain surréaliste |
Occupe la chambre de 1924 à 1950 |
Origine et histoire
L’immeuble situé 53 rue de Verdun à Carcassonne est une demeure civile édifiée au XVIe siècle, puis remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il se distingue par ses plafonds peints, datés par dendrochronologie de 1570 et 1642, qui illustrent les décors domestiques raffinés de l’époque moderne. Ces éléments, redécouverts lors de travaux récents, témoignent de l’importance artistique des intérieurs carcassonnais sous l’Ancien Régime.
Acquis en 1924 par le docteur Henri Bousquet, l’immeuble devient le lieu de vie de son fils, l’écrivain Joë Bousquet, paralysé après la bataille de Vailly en 1918. Ce dernier y occupe une chambre jusqu’à sa mort en 1950, laissant intact un espace chargé de souvenirs et d’œuvres d’art modernes ou surréalistes, aujourd’hui partiellement préservé. La chambre, classée Monument Historique en 1990, et les plafonds peints (classés en 1992) forment le cœur du projet culturel « Maison des Mémoires ».
Le bâtiment, propriété du département de l’Aude, incarne à la fois l’héritage architectural civil des XVIe–XVIIIe siècles et la mémoire littéraire du XXe siècle. Les plafonds peints, accompagnés de décors muraux, offrent un rare exemple de patrimoine décoratif profane en Occitanie. Leur conservation et leur mise en valeur s’inscrivent dans une démarche de valorisation du lien entre histoire locale et création artistique.