Construction du logement secondaire 1773 (≈ 1773)
Date gravée sur la clef de cintre (cave)
1785
Extension du logis
Extension du logis 1785 (≈ 1785)
Date gravée sur un poteau (étage)
1830
Premier cadastre
Premier cadastre 1830 (≈ 1830)
Logis et hangar présents, grange absente
1929
Classement monument historique
Classement monument historique 1929 (≈ 1929)
Façades, toiture et porte protégées
1942
Relevés architecturaux
Relevés architecturaux 1942 (≈ 1942)
Documentation sous occupation allemande
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toiture et porte d'entrée sur rue : classement par arrêté du 28 octobre 1929
Personnages clés
F.E.F / A.M.M - Maîtres d’ouvrage (1773 et 1785)
Initiales gravées sur poteaux et clefs
L.F / V.B - Propriétaires ou artisans (XVIIIe siècle)
Initiales sur médaillon porte charretière
Origine et histoire de l'Immeuble Boegler
L’immeuble Boegler est une exploitation agricole du XVIIe siècle située à Baldenheim, dans le Bas-Rhin. Classé monument historique en 1929, il adopte un plan en U discontinu autour d’une cour fermée, avec un logis en pan de bois, un logement secondaire, un hangar et une grange. Le logis, doté d’un étage carré et d’une loggia en encorbellement, présente des éléments architecturaux typiques comme des poteaux corniers épais, des sablières moulurées et des chambranles en bois. Une extension, datée de 1785, inclut une écurie et une étable au rez-de-chaussée.
Le logement secondaire, construit en 1773 selon les inscriptions, dispose d’un sous-sol semi-enterré et d’un étage ayant servi de salle de danse, accessible par un escalier extérieur. La porte charretière, ornée d’un médaillon ovale aux initiales L.F/V.B, et la porte piétonne en grès rose reflètent un soin décoratif. L’ensemble, initialement plus vaste (écurie, porcherie, verger), a subi des transformations aux XIXe et XXe siècles, notamment une reprise en maçonnerie enduite. Des travaux de réhabilitation sont actuellement en cours.
L’immeuble figure sur le cadastral de 1830, mais sans la grange actuelle. Les relevés de 1942, réalisés sous l’occupation allemande, mentionnent des dépendances disparues (fosse à fumier, rucher, jardin potager). L’architecture, mêlant demi-croupe, coursière en encorbellement et balustres tournés, suggère une construction entre la fin du XVIIe et la première moitié du XVIIIe siècle. Le site a abrité une auberge (Au Cerf) puis une boucherie, illustrant son usage polyvalent au fil des siècles.