Construction de l'immeuble 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Période de lotissement de l'ancienne réserve de chasse.
26 avril 1971
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 26 avril 1971 (≈ 1971)
Protection des façades et toitures sur rue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue (cad. AM 20) : inscription par arrêté du 26 avril 1971
Personnages clés
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Origine et histoire
L’immeuble situé au 18 rue d'Iéna à Angoulême date du 4e quart du XVIIIe siècle. Il s’inscrit dans un quartier loti aux XVIIIe et XIXe siècles, à l’emplacement de l’ancienne réserve de chasse du château d’Angoulême. Sa façade, typique de l’architecture classique, s’élève sur trois étages avec un rythme régulier. Le rez-de-chaussée est marqué par une porte en plein cintre à clef saillante, tandis que les étages supérieurs présentent des baies ornées de pilastres et de cartouches, reflétant un souci d’élégance et de symétrie.
La décoration des appuis des baies varie selon les étages : au premier, des pilastres cannelés soutiennent un bandeau saillant, tandis qu’au second, deux longs pilastres encadrent un cartouche en relief. Ces détails architecturaux illustrent l’influence des canons esthétiques du XVIIIe siècle, où l’ornementation mesurée servait à affirmer le statut social des propriétaires. L’immeuble, dont les façades et toitures sont inscrites aux Monuments Historiques depuis 1971, témoigne de la transformation urbaine d’Angoulême, passée d’un espace aristocratique à un quartier résidentiel.
Le contexte historique de cet immeuble est lié à l’urbanisation progressive d’Angoulême, où les terres seigneuriales furent morcelées pour répondre à la demande croissante de logements bourgeois. La régularité de sa façade et la qualité de ses détails (clef moulurée, pilastres) suggèrent une commande aisée, probablement destinée à une famille de notables locaux. Aujourd’hui, il incarne le patrimoine architectural civil de la ville, marqué par la transition entre Ancien Régime et époque moderne.