Frise chronologique
1880-1882
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1880-1882 (≈ 1881)
Par Lucien Cottet pour Catherine Balay.
1882-1884
Exploitation par Catherine Balay
Exploitation par Catherine Balay
1882-1884 (≈ 1883)
Avant saisie pour dettes.
1884
Vente aux enchères
Vente aux enchères
1884 (≈ 1884)
Racheté par une société lyonnaise.
1901
Revente aux Duconte
Revente aux Duconte
1901 (≈ 1901)
Par la Société Immobilière des Pyrénées.
1908-1925
Modernisation par Noutary
Modernisation par Noutary
1908-1925 (≈ 1917)
Cabinets de toilette, menuiseries, peintures.
1940 (environ)
Conversion en appartements
Conversion en appartements
1940 (environ) (≈ 1940)
Après la Seconde Guerre mondiale.
28 décembre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des façades principales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade principale (cad. AI 278) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Catherine Balay (née Job) - Commanditaire et gérante |
Initiatrice de la construction (1880-1882). |
| Lucien Cottet - Architecte |
Concepteur de l’hôtel et de ses façades. |
| Jules Noutary - Architecte modernisateur |
Travaux entre 1908 et 1925. |
| Pierre Gabarret - Architecte collaborateur |
Remplacement des poutres en 1908. |
| Charles Duconte et son épouse - Propriétaires (à partir de 1902) |
Acheteurs après la société lyonnaise. |
Origine et histoire
L’hôtel Continental, construit entre 1880 et 1882 à Cauterets par l’architecte palois Lucien Cottet pour Catherine Balay, incarne l’essor des grands hôtels thermaux pyrénéens. Situé au 5 boulevard Latapie-Flurin, il se distingue par sa façade ornée de cariatides, balcons en fer forgé et sculptures en pierre d’Angoulême, reflétant un éclectisme académique. Avec 250 chambres équipées d’électricité, téléphone et ascenseur hydraulique, il rivalisait avec l’Hôtel d’Angleterre, offrant aussi un restaurant pour 400 convives et un jardin anglais.
Madame Balay, maîtresse d’hôtel, exploite l’établissement jusqu’en 1884 avant qu’il ne soit saisi pour dettes, puis racheté par une société lyonnaise et revendu à M. et Mme Duconte. Entre 1908 et 1925, l’architecte Jules Noutary modernise l’hôtel (cabinets de toilette, menuiseries, peintures), aidé par Pierre Gabarret pour des travaux structurels. Converti en appartements après la Seconde Guerre mondiale, il est classé Monument Historique en 1984 pour ses façades, témoignant de l’architecture balnéaire luxueuse de l’époque.
Le bâtiment, de plan carré autour d’une cour intérieure sculptée, mêle calcaire pyrénéen gris et pierre blanche d’Angoulême. Ses cinq niveaux, couverts d’ardoises locales, symbolisent le prestige thermal avec des détails baroques (guirlandes, masques, frontons curvilignes). Construit lors de l’aménagement du boulevard Latapie-Flurin et du réseau d’assainissement en 1882, il attirait une clientèle exigeante, comme en témoignent ses salons, son omnibus privé et ses tarifs journalier (6 à 8 francs).
L’hôtel cessa son activité pendant la Seconde Guerre mondiale, marqué par des travaux interrompus durant la Première Guerre (notamment par l’entreprise Darrigrand de Pau). Son ascenseur, ses salles de billard et son confort « dernier cri » en firent un modèle des stations thermales, aux côtés du Casino-Club voisin. Aujourd’hui, sa façade protégée et ses cariatides rappellent cette époque fastueuse, tandis que sa cour intérieure, dépourvue de sculptures, conserve des statues aux escaliers d’angle.