Immeuble Danielle-Casanova à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne
Immeuble Danielle-Casanova
94200 Ivry-sur-Seine
Propriété d’un établissement public communal
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1962
Coordination du projet
Coordination du projet 1962 (≈ 1962)
Renée Gailhoustet commence la coordination du projet et produit le premier plan-masse.
1970-1972
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble 1970-1972 (≈ 1971)
Construction de l'immeuble Danielle-Casanova par l'architecte Jean Renaudie.
1987
Fin de l'opération
Fin de l'opération 1987 (≈ 1987)
Achèvement de l'opération de rénovation du centre-ville d'Ivry-sur-Seine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, les toitures, les terrasses, les galeries du rez-de-chaussée et le jardin avec le sol afférent de l’immeuble Danielle-Casanova situé 79-81 avenue Danielle-Casanova, sur les parcelles n° 73, 149 et 167, figurant au cadastre section F, tel que délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 avril 2021
Personnages clés
Jean Renaudie
Architecte ayant conçu et construit l'immeuble Danielle-Casanova.
Renée Gailhoustet
Coordinatrice du projet et productrice du premier plan-masse.
Roger Dubrulle
Architecte dont l'agence a produit le premier plan-masse.
Origine et histoire
L’immeuble à loyer normal (ILN) Danielle-Casanova a été construit entre 1970 et 1972 par l’architecte Jean Renaudie (1925-1981) dans le cadre de la rénovation du centre-ville d’Ivry-sur-Seine. Renée Gailhoustet en assure la coordination à partir de 1962 et a produit le premier plan-masse au sein de l’agence de Roger Dubrulle, l’opération s’achevant en 1987. Conçu au moment où Renaudie, récemment associé à l’opération, réoriente le projet, l’immeuble marque un passage d’un urbanisme sur dalle alternant tours et barres vers un tissu urbain en nappe, plus complexe et organique, où les activités s’entremêlent. L’édifice, qui comprend 82 appartements, des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux aux deux premiers étages, est le premier construit par Renaudie en son nom propre après son départ de l’Atelier de Montrouge. Par réaction contre la pauvreté du langage architectural et des dispositions spatiales des grands ensembles, il y applique pour la première fois un étagement en gradins qui fait penser à une pyramide ou à une colline, ainsi qu’une géométrie diagonale donnant aux différents niveaux une forme en étoile. Transposée aux logements, cette géométrie étire les espaces, accentue les perspectives, multiplie les orientations et diversifie les plans, qui sont tous différents. Les appartements sont prolongés par des espaces extérieurs, le plus souvent des terrasses plantées, cherchant un compromis entre habitat collectif et habitat individuel. Edifice manifeste de l’architecture de Renaudie, qui séduit par sa puissance plastique, il préfigure ses autres grandes réalisations, le centre Jeanne-Hachette à Ivry et l’ensemble de Givors dans le Rhône.