Frise chronologique
1573
Première mention écrite
Première mention écrite
1573 (≈ 1573)
« Hôtel » ou « logis seigneurial » cité dans les baux.
1601
Description détaillée du logis
Description détaillée du logis
1601 (≈ 1601)
Corps d’hôtel, granges, jardin appelé *le Guay*.
1646
Fonction judiciaire et carcérale
Fonction judiciaire et carcérale
1646 (≈ 1646)
Prisons et salle d’audience identifiées.
Fin XVIIIe siècle
Destruction probable
Destruction probable
Fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Vraisemblablement détruit pendant la Révolution.
15 février 1940
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
15 février 1940 (≈ 1940)
Protection officielle de l’immeuble dit *L’Abbaye*.
Fin XIXe siècle
Reconstruction ou stabilisation
Reconstruction ou stabilisation
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Aucune modification extérieure depuis cette période.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble dit L'Abbaye : inscription par arrêté du 15 février 1940
Origine et histoire
L’immeuble de l’Abbaye de Carrières-sur-Seine est mentionné dès 1573 sous les noms d’« hôtel », « logis seigneurial » ou « maison seigneuriale » dans les archives de la seigneurie de Carrières-Saint-Denis. Ce domaine appartenait alors à l’abbaye de Saint-Denis, l’une des plus puissantes institutions religieuses de France. En 1601, le logis comprenait un corps d’hôtel, des dépendances (granges, étables, cave), une cour et un jardin appelé le Guay (ou le Guet). Ces éléments reflètent son rôle à la fois résidentiel, agricole et administratif dans la gestion seigneuriale locale.
En 1646, le site abritait également des prisons et des espaces dédiés à la justice, avec au moins deux chambres hautes et une salle d’audience exclues des baux. Ces aménagements soulignent son importance comme centre de pouvoir judiciaire et carcéral sous l’Ancien Régime. Le bâtiment actuel, probablement reconstruit après sa destruction vraisemblable pendant la Révolution française, n’a subi aucune modification extérieure notable depuis la fin du XIXe siècle. Son inscription comme Monument Historique par arrêté du 15 février 1940 atteste de sa valeur patrimoniale.
L’édifice illustre l’évolution des logis seigneuriaux en Île-de-France, passant d’une fonction résidentielle et économique (liée à l’abbaye de Saint-Denis) à un rôle institutionnel, avant de devenir un témoignage architectural des XIXe et XXe siècles. Son état actuel, préservé depuis plus d’un siècle, offre un rare exemple de continuité morphologique malgré les bouleversements historiques. La localisation à Carrières-sur-Seine, dans les Yvelines, renforce son ancrage dans l’histoire locale et régionale.