Construction de l'immeuble 1930 (≈ 1930)
Édification de l'immeuble Leiseing par l'architecte Louis Rey pour la Société anonyme Jacob Leiseing.
1942
Réquisition allemande
Réquisition allemande 1942 (≈ 1942)
L'immeuble devient le quartier général de la Gestapo dans le Cher.
Années 1970
Fin de l'activité
Fin de l'activité Années 1970 (≈ 1970)
Cessation de l'activité de l'entreprise Leiseing.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue, le toit-terrasse, le vestibule au rez-de-chaussée, la cage d'escalier (cad. IO 218) : inscription par arrêté du 5 mars 2001
Personnages clés
Louis Rey
Architecte ayant dirigé la construction de l'immeuble Leiseing.
Jacob Leiseing
Entrepreneur de travaux publics et fondateur de l'entreprise Leiseing.
Origine et histoire
L'immeuble Leiseing a été construit en 1930 à Bourges pour la Société anonyme Jacob Leiseing, entrepreneur de travaux publics, sous la direction de l'architecte Louis Rey ; il est mentionné rue Bourbonnoux et rue Michel-de-Bourges. L'entreprise, titulaire de nombreux marchés pour les administrations publiques et la Défense nationale, a eu une activité locale importante de 1908 jusque dans les années 1970, date à laquelle elle cessa son activité. Elle participa à la plupart des grands chantiers de Bourges pendant l'Entre-deux-guerres. En 1942, l'immeuble siège fut réquisitionné par les autorités allemandes et devint le quartier général de la Gestapo dans le Cher. Élevé sur rue et donnant sur une cour avec dépendances, le bâtiment est construit en pierre de taille et béton armé. De plan rectangulaire simple, il compte quatre niveaux et cinq travées de fenêtres encadrées par de faux pilastres colossaux en forte saillie qui supportent une imposante corniche. La terrasse était aménagée en jardin. Au‑dessus d'un sous‑sol abritant la chaufferie et un local d'archives, l'immeuble comprenait des bureaux au rez‑de‑chaussée et trois étages consacrés à des appartements. Le bâtiment, moderne et fonctionnel, était desservi par un ascenseur et disposait d'une buanderie collective au dernier niveau. La façade sur rue, d'inspiration néo‑classique moderne, se distingue par la qualité de ses détails, notamment les garde‑corps en métal. La Conservation régionale des Monuments historiques l'a identifiée comme un témoignage significatif de l'architecture de l'Entre-deux-guerres en France. Elle la considère, avec la salle des Fêtes (actuelle Maison de la Culture, notice Mérimée PA00132557) et le jardin des Prés Fichaux (notice Mérimée PA00096939), comme l'un des rares exemples originaux et remarquables de la création architecturale à Bourges dans les années 1930. Il est intéressant de noter que l'Hôtel des Postes, situé en face et construit seulement quatre ans plus tôt, relève encore d'un style néo‑gothique.