Frise chronologique
1905
Fondation de la CGA
Fondation de la CGA
1905 (≈ 1905)
Création de la Caisse générale accidents.
1932-1935
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1932-1935 (≈ 1934)
Réalisé par Henri Vié et Jean Le Guillou.
10 juillet 2015
Classement Monument historique
Classement Monument historique
10 juillet 2015 (≈ 2015)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble de la Compagnie Générale d'Accidents (C.G.A.), sis 12-18, rue Racine : les éléments suivants composant l'immeuble : la façade sur la rue Racine dans son intégralité, avec la toiture correspondante jusqu'au faîtage séparant les versants et les terrasses, l'ensemble des garde-corps en ferronnerie ; le rez-de-chaussée avec son décor, à savoir : le hall d'entrée, le vestibule transversal, l'espace sous verrière et la verrière elle-même, avec sa structure et ses éléments de remplissage, les garde-corps des mezzanines, ainsi que l'escalier des mezzanines ; les deux escaliers latéraux, les luminaires des ascenseurs, y compris les cages, les paliers et les portes en bois, à l'exception des couloirs de distribution des ailes latérales (cad. HP 125, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 10 juillet 2015
Personnages clés
| Henri Vié - Architecte |
Concepteur de l’immeuble Art déco. |
| Jean Le Guillou - Entrepreneur |
Responsable de la construction. |
| Graziana - Artisan mosaïste |
Auteur des mosaïques du hall. |
Origine et histoire
L’immeuble de la Compagnie générale d’Accident (CGA), situé au 14-16 rue Racine à Nantes, est un édifice emblématique du style Art déco, construit entre 1932 et 1935. Conçu par l’architecte nantais Henri Vié pour la Caisse générale accidents (fondée en 1905), il se distingue par sa façade en béton imitant la pierre, son porche encadré de deux ailes, et une cour intérieure en trompe-l'œil. Le bâtiment, coiffé d’un toit-terrasse, mêle logements, bureaux et équipements publics, avec un hall d’entrée orné de mosaïques signées Graziana et une salle de guichet éclairée par une voûte de pavés de verre.
Classé parmi les Monuments historiques depuis le 10 juillet 2015, l’immeuble avait préalablement reçu le label « Patrimoine du XXe siècle ». Son décor intérieur, incluant escaliers, luminaires et ferronneries, est considéré comme l’un des ensembles Art déco les plus aboutis de Nantes. L’entrepreneur Jean Le Guillou a supervisé sa construction, tandis que l’architecte Henri Vié y a appliqué une ordonnance inspirée des hôtels particuliers parisiens, tout en intégrant des innovations techniques comme les toits-terrasses.
Aujourd’hui, le rez-de-chaussée accueille des services municipaux, dont la société Nantes-métropole gestion équipements, chargée du stationnement, ainsi que des espaces de loisirs. Situé en secteur sauvegardé, l’immeuble témoigne de l’adaptation de l’Art déco aux besoins fonctionnels d’une compagnie d’assurance, tout en marquant l’urbanisme nantais des années 1930. Son inscription à l’inventaire des Monuments historiques protège des éléments clés, comme la façade, les escaliers, et la verrière, soulignant sa valeur patrimoniale.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) précisent que l’adresse officielle enregistrée dans la base Mérimée est le 12-18 rue Racine, bien que les documents mentionnent aussi le 14-16. Ce décalage reflète les évolutions du cadastre ou des numérotations urbaines. L’immeuble reste un exemple remarquable d’architecture commerciale du XXe siècle, alliant esthétique et utilitarisme dans le centre-ville de Nantes.