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Immeuble dit Hôtel Bézard à Nîmes dans le Gard

Immeuble dit Hôtel Bézard

    2 Place de la Bouquerie30000 Nîmes
Propriété privée
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Immeuble dit Hôtel Bézard
Crédit photo : Finoskov - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1845-1846
Construction de l’hôtel
1926
Transformation en bureau de poste
2012
Inscription aux monuments historiques
2015
Rénovation en résidence de tourisme
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades sur la place et sur la rue du Fort et versants de toitures correspondants (cad. A 344, 345) : inscription par arrêté du 5 mars 1964

Personnages clés

Gaston Bourdon - Architecte Concepteur de l’hôtel et du palais de justice.
Didier Cazalet - Architecte (2015) Supervise la rénovation en résidence luxueuse.

Origine et histoire

L’hôtel Bézard est un édifice emblématique de Nîmes, construit entre 1845 et 1846 dans le quartier central, à l’angle de l’avenue Feuchères et du boulevard de Bruxelles. Commandé par la famille Bézard, il est conçu par l’architecte Gaston Bourdon, également auteur du palais de justice de Nîmes. L’édifice se distingue par son plan en U, sa structure en pierre de taille sur trois niveaux, et un angle arrondi reliant les deux ailes. Son escalier monumental, surmonté d’un dôme à verrière soutenu par des colonnes en faux marbre, ainsi que les salons d’honneur du premier étage, ornés de corniches et de cheminées ouvragées, témoignent d’un luxe caractéristique de l’époque.

En 1926, l’hôtel est transformé en bureau de poste, fonction qu’il conserve près d’un siècle, jusqu’au début des années 2010. Cette reconversion s’accompagne d’aménagements intérieurs, notamment dans la partie locative, où des bureaux remplacent les logements. La Poste quitte finalement les lieux en 2015, date à laquelle l’architecte Didier Cazalet supervise une rénovation majeure. Le bâtiment devient alors une résidence de tourisme haut de gamme, baptisée L’Odéon, tout en conservant ses éléments historiques protégés depuis son inscription aux monuments historiques en 2012.

L’hôtel Bézard illustre l’évolution des usages urbains, passant de demeure aristocratique à équipement public, puis à lieu d’hébergement luxueux. Ses façades, toitures, vestibules et cages d’escalier, ainsi que l’intégralité du premier étage de l’hôtel particulier, sont aujourd’hui protégés pour leur valeur patrimoniale. L’édifice mêle ainsi héritage architectural du XIXe siècle et adaptations contemporaines, tout en restant un repère visuel majeur dans le paysage nîmois.

La construction de l’hôtel s’inscrit dans un contexte de développement urbain à Nîmes, marqué par l’essor de la bourgeoisie industrielle et commerciale au milieu du XIXe siècle. Les hôtels particuliers de cette période reflètent souvent le prestige social de leurs commanditaires, comme en témoignent les matériaux nobles (pierre de taille, marbres peints) et les décors intérieurs sophistiqués. L’architecte Gaston Bourdon, figure locale, y applique un style classique teinté d’influences néoclassiques, visible dans la symétrie des façades et l’ornementation des espaces de réception.

La reconversion de l’hôtel en bureau de poste en 1926 s’explique par la modernisation des services publics dans l’entre-deux-guerres, période où Nîmes, comme d’autres villes françaises, adapte son patrimoine bâti aux besoins administratifs croissants. Les aménagements de l’époque (bureaux, comptoirs) coexistent avec les éléments d’origine, créant un palimpseste architectural. L’inscription aux monuments historiques en 2012 reconnaît cette superposition de couches historiques, tout en protégeant les parties les plus remarquables de l’édifice.

Liens externes

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