Frise chronologique
1770
Date gravée sur un linteau
Date gravée sur un linteau
1770 (≈ 1770)
Vestige des bâtiments détruits
3e quart du XVIIIe siècle
Construction du logis principal
Construction du logis principal
3e quart du XVIIIe siècle (≈ 1862)
Corps de bâtiment et balcon
2e moitié du XIXe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures
2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Pavillon et dépendances remaniés
10 mai 1966
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
10 mai 1966 (≈ 1966)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. A 342) : inscription par arrêté du 12 mai 1966
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun nom |
Origine et histoire
Le domaine de la Palanque, situé à Saint-Louis-de-Montferrand (Gironde), est une ancienne maison noble datant principalement du XVIIIe siècle, avec des remaniements au XIXe siècle. Le logis principal, en pierre de taille, adopte un plan en L avec un pavillon carré à deux étages. Ses façades, ornées de bossages et de balustrades Louis XVI, masquent des toitures à croupes. Un balcon en ferronnerie chantournée et un embarcadère sur la Garonne rappellent son lien historique avec le fleuve. À l’origine appelé Grand Allure ou Grand Alluné sur des cartes du XVIIe siècle, le domaine était alors organisé autour d’un corps de logis carré flanqué de pavillons, dont l’un dominait le fleuve.
Les dépendances, dispersées à la limite du parc, incluent un vaste bâtiment à longs pans, un logement d’entrée près du portail en pierre de taille, et un puits artésien. Le portail en demi-lune, doté de grilles et de piles ornées de volutes, marque l’entrée du domaine. À l’intérieur, le vestibule distribue des pièces aux lambris XVIIIe et cheminées en marbre, tandis que des éléments Napoléon III (comme une tour carrée) témoignent des transformations du XIXe siècle. La carte de Belleyme (1762-1783) et le cadastre de 1824 révèlent son évolution : passage d’un ensemble agricole compact à un domaine plus dispersé, avec destruction partielle des bâtiments d’origine.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis 1966 (façades et toitures), le domaine conserve des vestiges de son embarcadère sur la Garonne, soulignant son rôle passé dans les échanges fluviaux. Un linteau daté de 1770, des lambris et cheminées du XVIIIe siècle côtoient des ajouts ultérieurs, comme l’orangerie ou le portail monumental. Le site, aujourd’hui entouré de terres cultivées, illustre l’adaptation d’une demeure noble aux besoins agricoles et résidentiels, du siècle des Lumières à l’ère industrielle.