Rénovation partielle XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d'un escalier et remaniement d'une partie de la maison.
1821-1839
Alignement de façade
Alignement de façade 1821-1839 (≈ 1830)
Refaçon de la façade sur la rue de la Petite-Place.
1982
Restauration complète
Restauration complète 1982 (≈ 1982)
Restauration totale de l'immeuble par la ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'immeuble situé 13 rue de la Petite Place : les façades et toitures, l'escalier intérieur avec ses galeries, deux cheminées au premier étage et deux au second, figurant au cadastre, section BL, sous le n° 83 : inscription par arrêté du 30 mars 1979
Origine et histoire
L'immeuble dit Leygonie combine des éléments des XIVe et XVIe siècles. Il se caractérise par une façade aux baies moulurées, un escalier droit à galeries superposées et des cheminées moulurées, tant au niveau des jambages que de la hotte. Le bâtiment présente un plan trapézoïdal auquel est accolée, au nord, une construction rectangulaire abritant l'escalier. On l'identifie comme une grande maison, peut‑être un ancien hôtel, du XIVe siècle : la présence, au rez-de-chaussée côté ouest, de vestiges d'une claire-voie permet de supposer qu'à l'origine un espace libre privé, sans doute un jardin, occupait la parcelle mitoyenne aujourd'hui reconstruite. La façade sur la rue de la Petite-Place a été en grande partie alignée et refaite entre 1821 et 1839, date proposée à partir de deux plans d'alignement. Côté ruelle subsistent en rez-de-chaussée une série de cinq portes médiévales en cintre brisé, et aux premier et deuxième étages deux fenêtres à remplages et décor du XIVe siècle avec coussièges, qui éclairaient l'angle de la grande salle d'origine ; une cheminée datable du XIVe siècle est également conservée. Des vestiges de décor mural du XIVe siècle ont été détruits lors de la restauration (photographie prise pendant les travaux). Au XVIIe siècle, une partie de la maison a été reprise et un escalier élevé hors-œuvre dans une galerie ouverte a été ajouté côté nord ; cet escalier desservait alors symétriquement une autre construction visible sur le cadastre de 1823, aujourd'hui détruite. La cour ouvrant sur cet escalier est devenue le passage public dit passage des Doctrinaires. Une cheminée à décor de bossages subsiste dans la partie remaniée au XVIIe siècle. Acquis par la ville, l'immeuble a été entièrement restauré en 1982 ; les remplages des baies des premier et deuxième étages ont été restitués en se rapprochant de ceux de l'hôtel de la Raymondie à Martel (Lot). L'édifice abrite actuellement des services municipaux.