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Immeuble à Besançon dans le Doubs

Immeuble

    67 Grande Rue
    25000 Besançon
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1728
Achat de la parcelle
1739
Début possible des travaux
1758
Anoblissement de la famille
1769
Vente de l'hôtel
1963
Protection du monument
années 1970
Destruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades sur cour et les toitures correspondantes ; l'escalier sur cour (cad. I 569, 569p) : inscription par arrêté du 19 juillet 1963

Personnages clés

Jacques-François Pourcheresse - Propriétaire et commanditaire Officier de marine, anobli en 1758.
Nicolas Nicole - Architecte présumé Aura conçu l'hôtel vers 1739.
Désiré Richardot - Acquéreur en 1769 Seigneur de Choisey, président aux comptes.
Édouard Baille - Peintre du XIXe siècle Atelier installé dans les combles.
Hugues-Melchior Morand - Ancien propriétaire Sculpteur, maison rachetée en 1728.

Origine et histoire

L'hôtel Pourcheresse de Fraisans, situé au 67 Grande-Rue à Besançon, est un immeuble du XVIIIe siècle construit sur une parcelle irrégulière. À l'origine, il comprenait un logis sur rue et un autre en fond de cour, reliés par un escalier à cage ouverte en maçonnerie et charpente, doté d'une rampe en ferronnerie ornée d'ancres de marine. Un bûcher occupait une deuxième cour. Aujourd'hui, seuls subsistent le logis sur rue, l'escalier, la façade antérieure du logis principal et son aile gauche.

L'hôtel aurait été bâti par l'architecte Nicolas Nicole à partir de 1739, sur l'emplacement de la maison du sculpteur Hugues-Melchior Morand, acquise en 1728 par Jacques-François Pourcheresse. Ce dernier, issu d'une famille anoblie en 1758, était officier de marine, ce qui expliquerait les motifs d'ancres dans la ferronnerie. En 1769, la demeure fut vendue à Désiré Richardot, seigneur de Choisey et président à la chambre des comptes de Besançon.

Au XIXe siècle, l'atelier du peintre Édouard Baille (1814-1888) occupait les combles du logis en fond de cour. Au début du XXe siècle, la façade du logis sur rue fut refaite. Dans les années 1970, l'extension d'un grand magasin voisin entraîna la destruction des annexes de la deuxième cour et du logis en fond de première cour, ne conservant que sa façade antérieure. Les éléments protégés (façades sur cour, toitures et escalier) ont été inscrits aux Monuments Historiques en 1963.

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