Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifice originel à deux logis parallèles.
1789
Transformation de la façade
Transformation de la façade
1789 (≈ 1789)
Projet de Colombot pour la veuve Dandré.
XIXe siècle
Surélevation et escalier
Surélevation et escalier
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d’un étage et remaniement intérieur.
10 juillet 1942
Protection du monument
Protection du monument
10 juillet 1942 (≈ 1942)
Inscription façade et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 10 juillet 1942
Personnages clés
| Claude-Antoine Colombot - Architecte |
Auteur des transformations de 1789. |
| Veuve Dandré - Propriétaire en 1789 |
Commanditaire des travaux de Colombot. |
| Charles-François Longin - Architecte-voyer |
Critique des projets de Colombot. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 80 Grande-Rue à Besançon est un édifice du XVIIe siècle, profondément remanié à la fin du XVIIIe siècle. Il se compose de deux logis parallèles, séparés par une cour centrale, avec un couloir latéral et un escalier à cage ouverte. Le logis principal, bâti sur une cave plafonnée, présente une façade sur rue au rez-de-chaussée à bossages, occupé par une boutique. Au premier étage, une serlienne s’étend sur toute la largeur, agrémentée d’un balcon devant la baie axiale. À l’origine, le bâtiment ne comptait que deux étages carrés, avant d’être surélevé d’un niveau en retrait au XIXe siècle.
En 1789, la veuve Dandré, propriétaire des lieux, sollicite l’architecte Claude-Antoine Colombot pour repenser la façade sur rue. Un premier projet, critiqué par l’architecte-voyer Charles-François Longin, proposait des modifications mineures, comme la transformation de deux baies centrales en une porte-fenêtre. Un second projet, plus ambitieux, est finalement retenu malgré les réserves de Longin, qui n’appréciait que le rez-de-chaussée à bossages. Colombot réaménage également la façade sur cour et l’intérieur, créant un salon ovale et une antichambre au premier étage, aujourd’hui disparus. L’escalier en charpente et la rampe en fonte datent, eux, du XIXe siècle.
L’immeuble est partiellement protégé depuis 1942, avec une inscription couvrant sa façade et sa toiture. Son histoire reflète les évolutions architecturales et sociales de Besançon, entre héritage du XVIIe siècle et transformations liées aux goûts du XVIIIe, puis du XIXe siècle. La précision de sa localisation reste cependant médiocre, avec une adresse approximative au 78 Grande-Rue, bien que les archives mentionnent le numéro 80.