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Immeuble à Besançon dans le Doubs

Immeuble

    7 Rue Charles Nodier
    25000 Besançon
Propriété de l'Etat ; propriété privée
Immeuble
Immeuble
Crédit photo : JGS25 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1755
Construction de la maison Nicole
1881
Achat par la banque Brétillot
1887-1890
Travaux d’extension par Gustave Vieille
1889
Décors signés JR Potier
1910
Fermeture de la banque Brétillot
1994
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'ensemble ; au numéro 9, corps de bâtiment sur rue : allée cochère, grand escalier, vestibule, salle à manger, salon, chambre à l'angle ouest de l'appartement du premier étage avec leurs décors ; au numéro 9bis, corps de bâtiment sur rue : tourelle d'escalier, vestibule, deux pièces sur rue au rez-de-chaussée avec leurs décors, deux pièces sur rue à l'étage avec leurs décors (cad. AO 38) : inscription par arrêté du 20 avril 1994

Personnages clés

Nicolas Nicole - Architecte Conçoit la maison originale en 1755.
Maurice Brétillot - Banquier et commanditaire Propriétaire, transforme l’immeuble en 1887-1890.
Gustave Vieille - Architecte Réalise l’extension bancaire (1887-1890).
JR Potier (dit Bien-Aimé) - Artisan décorateur Auteur des faux marbres (1889).

Origine et histoire

L’immeuble situé au 9 et 9bis rue Charles-Nodier à Besançon est le résultat de la fusion de deux bâtiments aux époques et fonctions distinctes. La partie la plus ancienne (n°9) fut édifiée en 1755 par l’architecte Nicolas Nicole comme maison bourgeoise, caractérisée par un escalier d’honneur en maçonnerie et une rampe en ferronnerie. Ce corps de bâtiment, surélevé de deux étages au XIXe siècle, conserve des éléments originaux comme l’allée cochère et des pièces richement décorées au premier étage.

En 1881, la banque Brétillot acquiert les deux parcelles et confie à l’architecte Gustave Vieille (1887-1890) la construction d’une extension (n°9bis) pour abriter ses activités bancaires et une résidence privée. Le nouvel édifice, de style éclectique, intègre une tourelle d’escalier et des décors intérieurs signés par l’artisan JR Potier (1889). L’ensemble, organisé autour d’un jardin et d’une cour pavée, mêle bureaux, logements et communs. La date de 1888, gravée en façade, marque cette transformation majeure.

Après la fermeture de la banque en 1910, l’immeuble change plusieurs fois de mains : racheté par un particulier en 1933, puis progressivement acquis par l’État entre 1971 et 1999. Il accueille dès lors des services culturels régionaux, dont la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) en 1977. En 1994, ses façades, toitures et décors intérieurs (escalier, salons, vestibule) sont protégés par une inscription aux Monuments historiques, soulignant son intérêt patrimonial.

L’édifice illustre l’évolution urbaine de Besançon, où l’aristocratie du XVIIIe siècle (représentée par la maison Nicole) cède la place à la bourgeoisie industrielle et bancaire du XIXe siècle. Son plan complexe, mêlant espaces publics et privés, reflète cette double vocation résidentielle et professionnelle. Les décors conservés, comme les faux marbres du vestibule ou les ferronneries, témoignent du savoir-faire artisanal de l’époque.

Aujourd’hui, l’immeuble reste un symbole de l’histoire économique et architecturale de la ville, tout en abritant des institutions culturelles majeures. Son inscription au titre des Monuments historiques garantit la préservation de ses éléments les plus remarquables, tout en permettant une utilisation contemporaine adaptée.

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